image de Pierrette
Le moine inscrit
Sur le sol du monastère
Le Sutra du coeur
Perfection de la Sagesse
Pinceau offert par le chat
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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Perfection de la Sagesse
Pinceau offert par le chat

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Une grenouille en vint à donner des leçons
À la troupe d’errants, de vieux livres chargée,
Et tout autour du Maître en bon ordre rangée,
Des disciples choisis, de bien vaillants garçons.
Le Maître argumenta de diverses façons ;
La grenouille, ironique, ou peut-être outragée,
Toujours lui rétorqua d’une phrase inchangée,
Un peu comme un refrain rythmant une chanson.
De l’étrange animal, on ne fit pas le siège,
Qui point ne fut d’iceux que l’on peut prendre au piège;
Ce batracien volant s’éleva dans les nues.
Le Maître, à son départ, fit silence, un moment,
Puis, sur cet épisode, il conclut sobrement :
«Certains jours, voyez-vous, ma sagesse est ténue.»

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Est-ce toi Lutin béotien?
Te prends-tu pour un patricien
Ou bien pour un chef d’orchestre?
Tu n’es qu’un lutin… certes ancien!
Pierrette

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«Lutin péripatéticien
Emporté par un batracien,
D’où sort cette grenouille équestre ?»
«Ça, c’est un animal martien.»

Allant à son contact bien sûr! Non pour s’en
Rendre complice mais pour le regarder en
Face tel qu’il est. Son ampleur est telle qu’elle
Nous bouleverse au point de s’épandre en tels
Gestes et pleurs… au point de l’éviter par le
Jugement ou le déni. Mais grâce à la double
Dynamique: le regarder en voulant le
Vaincre, alors nous ouvrons l’espace essentiel,
Celui où l’Esprit peut faire son travail de
Vérité ici-bas: j’ai nommé le Ciel.
Pierrette
* (Ro, 7, 19)

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Mélodie d’avril,
Un vieux faune au fond des bois
Joue pour les oiseaux.
_____
D’or au Pan de carnation et de tanné accorné d’argent à la flûte de sinople

Image de Pierrette

Badge (zazzle.fr/)
Le prix de la victoire, c’est une fille de joie
Nous sommes 300 millions, et un seul l’aura
Elle se fout du vainqueur, elle ne choisit même pas
Elle se donne à tout le monde, mais un seul à la fois
Elle attend bien tranquille dans son palais douillet
Le confort y est total, les serviteurs discrets
Pas de nuit, pas de jour, pas de bruit, que l’amour
L’amour, l’amour, l’amour, l’amour, l’amour, l’amour.
Nous bougeons lentement, faut pas s’ankyloser
Quand on est devant la porte, on voudrait s’arrêter
Si elle s’ouvrait maintenant, je serai bien placé
Mais non les autres poussent, ça y est je l’ai dépassé
Et la ronde continue, la ronde des prisonniers
Mais ce que l’on attend, ce n’est pas la liberté
On ne se parle même pas, on garde les yeux baissés
On ne regarde pas ceux qu’il faudra tuer.
Soudain, on s’arrête tous
Plus personne ne pousse
C’est l’instant qu’on attend
Très subtil le changement
On ne voit rien mais on le sent
Dehors ça bouge lentement
On espère, on redoute
On ne bouge plus, on écoute.
Ça y est c’est parti, la porte est ouverte, c’est la ruée au dehors
Ne pas s’affoler, ne pas s’affoler, sinon c’est la mort
Pas partir trop vite, la distance est longue, faut pas s’essouffler
Déjà les premiers ont été massacrés, bousculés, piétinés
Ce qui se passe devant, c’est pas important, du moins pour l’instant
La mort vient dans le dos, le croche-pied vicelard et le piétinement
Le fouet bien en main, j’en vois un qui s’rapproche, je l’ attend
Il est à ma portée, je me retourne, vlan d’un coup de fouet je le descend
Faut être attentif, tous les nerfs tendus, prévoir le danger
Tous ce qui se passe autour, faut en être conscient, sentir et frapper
Quand l’un tourne le dos, s’il est à portée, on lui règle son sort
C’est la règle du jeu, la moindre pitié entraîne la mort
Sacré nom de dieu, un coup de fouet a sifflé juste derrière mes oreilles
Mais je dois être cinglé pour philosopher à un moment pareil
Le fouet tournoyant, je cavale à mort pour me dégager
Le danger écarté, je reprend mon train, faut pas s’énerver
Déjà la moitié, les trois quarts sont morts, ça s’est clairsemé
On court plus lentement, on piétine des corps, on est fatigués.
Courir, courir, courir, courir, courir, courir
Tenir, tenir, tenir, tenir, tenir, tenir
Ceux qu’ont la rage de vivre, il n’y a que ceux-là qui tiennent
Maintenant on ne se bat plus, oh ce n’est plus la peine
Les mecs tombent un à un, morts avant de toucher le sol
Exténués, épuisés, vidés, rincés, ras-le-bol
C’est bon de se laisser choir, dormir comme les noyés
Mais ceux qui se laissent tomber, c’est pour l’éternité.
Soudain, je l’aperçois
Il est devant mes yeux
Il est là devant moi
Ce palais merveilleux.
J’arrive ma toute belle, encore un petit effort
Et je plonge dans la vie en sortant de la mort
Mais non je ne suis pas seul, deux mecs m’ont précédé
Tellement épuisés, qu’ils ne trouvent pas l’entrée
Je leur tombe dessus, les écrase, les bouscule
Je leur piétine la gueule et j’entre dans l’ovule!
Que c’est beau!
Que c’est beau!
J’entre dans un paradis
Elle est là, cette garce de vie
Pendant neuf mois entre elle et moi
Ce sera l’éden, le nirvana
Je suis le vainqueur des 300 millions
Je sort du néant, j’ai un nom
C’est merveilleux l’existence
Ça commence par des vacances.
Que c’est beau!
Que c’est beau!
Je vais les jouir à plein ces neuf mois sans problème
Tranquille, baignant dans l’huile, sans amour et sans haine
Sans froidure ni chaleur, surtout sans société
Parce que les autres, les vaches, ils m’attendent à l’entrée
Tous les autres vainqueurs, ceux qui sont déjà dehors
Ils m’attendent pour se battre, pour voir qui sera le plus fort
Mwouais, quand je serai dehors, il n’y aura plus de vacances
Pendant soixante-dix ans la bagarre recommence.
C’est la vie!
C’est la vie!
C’est la vie!
(paroles-musique.com/)
Ricet Barrier (1975)

Maurice-Pierre (dit Ricet) Barrier (1932-2011) (bipfodor.com/)

(natisens.com/)
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D’azur à l’arum d’argent au pistil d’or et tigée du même

Écusson blason Paris Sacré Cœur
(alittlemercerie.com/)
Au pied du sacré cœur, tout là haut sur la butte,
Passait un grand vieillard, à la barbe hirsute.
De ses yeux lumineux, il contemplait Paris,
Et les gens s’arrêtant, le regardaient surpris !
Dis-nous grand-père, quel est ton âge ?
Où vas-tu ? Qui donc es-tu ?
Tu as dû faire un long voyage !
Et le vieillard a répondu :
J’ai vu tous les pays, J’ai parcouru la terre,
Car depuis deux mille ans, Je suis le juif errant.
De l’histoire des hommes, je connais les mystères,
Ce qu’on voit aujourd’hui, moi je l’ai vu jadis.
Vous cherchez un remède à toutes vos misères,
L’exemple du passé ne vous a rien appris !
Oui! Tant que tournera notre machine ronde,
Les hommes resteront les grands enfants du monde !
Grand-père parle nous, nous savons ton histoire,
Et nous t’écouterons, car nous voulons te croire !
Autour du juif errant chacun s’est approché,
Un jeune homme d’abord vient pour l’interroger.
« J’aime Lisette à la folie,
La belle m’a donné son cœur !
M’aimera-t-elle toute la vie ? »
Il répondit avec douceur :
J’ai vu des amoureux, j’ai vu des amoureuses,
Vouloir mourir un jour par désespoir d’amour !
Je les ai vu plus tard la mine insoucieuse,
Avec d’autres échangeant les plus tendres serments…
Ils avaient oublié leur passion malheureuse,
Aveugles ! Ils s’en allaient vers de nouveaux tourments !
Oui! Tant que tournera notre machine ronde,
Des hommes souffriront pour l’amour d’une blonde !
Grand-père à notre tour, toi qui vis tant de choses,
Des malheurs d’aujourd’hui, tu dois savoir les causes !
On nous promet partout un meilleur avenir,
Dis-nous si nos enfants n’auront plus à souffrir ?
Reverront-ils l’horrible guerre ?
Devons-nous croire ce qu’on nous dit :
Que tous les hommes sont nos frères
Et le vieillard leur répondit :
J’ai vu des royautés, j’ai vu des républiques,
Où vivaient des humains, contents de leur destin,
Pour soutenir leur trône ou bien leur politique,
Leurs maîtres ont semé la haine parmi eux…
Je les ai vu mourir en combats héroïques,
Les peuples sont toujours la proie des ambitieux !
Oui ! tant que tournera notre machine ronde,
Les hommes se tueront pour conquérir le monde !
(paroles.net/)
Georgette Plana

Georgette Plana (1917-2013)
(news-people.fr/)

Arras (d’Hozier) (euraldic.com/) (1)
Oyez, mes bonnes gens! Ecoutez les tourments
Du rat qui désespère de paraître charmant.
On lui attribue tous les plus vilains défauts,
Alors que le rat est le prince des animaux.
Quand il s’est enrichi…On parle de rat doté;
Quand il s’est appauvri…On parle de rat pelé;
Quand il n’est pas lavé…On parle de rat taché;
Quand il se laisse aller…On dira rat porté;
Quand il est économe…On dit pingre comme un rat;
Quand il est en tutu…Un rat de l’opéra;
Quand il joue au rugby…C’est bien un rat botteur;
Quand il veut faire sa toile…C’est comme un rat tisseur;
Quand il est bien bloqué…Il est fait comme un rat;
Quand il est enfermé…C’est dans un nid à rats;
Quand il n’est pas vaillant…On parle de rat molli;
Quand il est un peu tiède…On parle de rat fraîchi;
Quand il est démuni…On voit le rat quêteur;
Quand il s’énerve un peu…On craint le rat batteur;
Quand ils sont mélangés…C’est des rats pas triés;
Quand ils sont distancés…On parle de rats menés;
Quand il est kinési…C’est bien le rat masseur;
Quand il est insistant…On parle de rat colleur;
Quand il devient brigand…C’est dans un trou à rats;
Quand il se sent malade…C’est par la mort aux rats;
Quand il donne des cadeaux…C’est bien un rat doteur;
Quand il couvre un camion…On parle de rat bâcheur;
Quand il est un peu fou…On dit un rat jouté;
Quand il est cul-de-jatte…On parle de rat baissé;
Quand il est bien rural…On dira rat des champs;
Quand il est cuisinier…On parle de rat goûtant;
Ou sur un pédalo…On parle de rat d’eau;
S’il se lève de bonne heure…On dira un rat tôt;
Quand il nous vient d’afrique…On parle de rat dit noir;
Un insomniaque idiot…Il sera rat con tard;
Quand il donne sa chemise…C’est bien un rat d’église;
Ou s’il monte avec elle…On dira rat d’hôtel;
Quand il fut énervé…C’est le rat fit ce tollé.
Publié en 1992 dans Trucs imbéciles (3)
(perdy.archibald.over-blog.com/)

Arras évêché (d’Hozier) (forum.tempsdesherauts.com/) (2)
(1) D’azur, à la fasce d’argent, chargée de trois rats de sable et accompagnée en chef d’une mitre d’or et en pointe de deux crosses passés en sautoir du même
(2) D’or, à deux crosses d’argent adossés en pal, orlé de neuf rats de sables
(3) Tout s’explique!!
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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