Vestale vaillante

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Je sais que la vie n’est pas rose,
Car il faut surmonter le mal  ;
Il faut donc en trouver la cause,
Chercher ce qui est anormal.

De quelques pouvoirs je dispose,
Issus d’un savoir ancestral ;
Sur d’obscurs écrits ça repose,
Dont j’ai le corpus intégral.

Pour combattre les forfaitures
Des cruels démons tentateurs,
Je m’en remets à la Nature.

Merci à toi, Consolateur,
D’éclairer mon âme simplette
Dont les vertus sont incomplètes.

Cochonfucius

Dragon bricoleur

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Tout m’intéresse et tout m’inspire,
De mille détails je prends soin ;
Ça me réussit plus ou moins,
Presque autant que je le désire.

Je vois des gens que ça fait rire,
Mais cela ne me vexe point ;
J’offre à tous ces joyeux témoins
Deux ou trois accords de ma lyre.

Jamais je ne fus courtisan,
Je suis un modeste artisan ;
De changer, je n’ai pas envie.

J’aime chercher, j’aime inventer,
Même au risque de me planter ;
C’est là tout le sens de ma vie.

Cochonfucius

 

Locomotive d’autrefois

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Du passé je peux m’émouvoir,
De mes errances machinales ;
C’est un flot d’images banales,
Mais j’ai grand plaisir à les voir.

Anciennes aubes, anciens soirs,
Un flot de jours d’antan dévale ;
Cent mille souvenirs cavalent,
Comme surgissant d’un trou noir.

Ce furent des jours sans déboires.
D’après ce qu’en dit ma mémoire,
Sauf quand il manquait du charbon.

Ce n’est plus moi qui vous emporte,
Mais après tout, que nous importe ?
Je rouille lentement, c’est bon.

Cochonfucius

Main d’archéologue

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Voilà, j’ai trouvé quelque chose,
Je ne saurais pas trouver mieux ;
Une pierre qui vient des cieux,
Presque aussi noble qu’une rose.

En multivers elle est éclose,
Et c’est par la grâce de Dieu ;
Lui, même s’il est un peu vieux,
Il sait de quoi, quand même, il cause.

Avec lui je bois un demi,
Comme on peut le faire entre amis,
C’est un sujet qui nous rassemble,

J’ai cette pierre dans ma main,
Nous la contemplerons ensemble ;
Jusqu’à ce soir, jusqu’à demain.

Cochonfucius

Loup pâle

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Je plaisante en vers et en prose,
C’est juste pour vous amuser ;
Je drague la licorne rose
Qui me trouve bien peu rusé.

Que le ciel soit clair ou morose,
Je marche, sans m’éterniser ;
Qu’importe que la pluie m’arrose,
Ça ne saurait me défriser.

Je suis un chasseur ascétique
Mais non pas du genre athlétique ;
Je vaux ce que je crois valoir.

Je surveille mes attitudes
Et me laisse des latitudes
Autant que je peux en vouloir.

Cochonfucius

Ambiphant bleu

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Je suis une humble créature,
Pas très utile, en vérité ;
Mon corps est une étrangeté,
Un caprice de la nature.

Nulle part mon nom ne figure,
Il est purement inventé ;
Par qui fus-je donc enfanté ?
En vain j’interroge un augure.

Par quelques chemins, sous les cieux,
Je vais, à la grâce de Dieu,
Qu’elle ne soit pour nous tarie.

En marchant, je deviens rêveur
Et je me prends pour le Sauveur,
Le fils de la Vierge Marie.

Cochonfucius

Belette vive

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Cupidon m’a parfois atteinte,
Je m’en sortis à peu de frais ;
J’ai juste pris ce qu’on m’offrait
Sans ressentir nulle contrainte.

Je marche sans laisser d’empreintes,
Sur le passé je tire un trait ;
Je dis le faux, je dis le vrai,
Je ne veux pas être une sainte.

L’amour illumine mes yeux,
De quoi séduire plusieurs dieux ;
De quoi conclure une odyssée.

Vous succomberez tour à tour,
Je n’en serai jamais lassée,
Aucune nuit ni aucun jour.

Cochonfucius

Auteur pensif

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Je cherche des sujets, je creuse,
J’explore aussi quelques réseaux :
J’interroge chêne et roseau,
Mais leurs réponses sont scabreuses.

Je noircis des feuilles nombreuses
En buvant quelques verres d’eau :
La connaissance est un fardeau
El l’ironie est ténébreuse.

Je suis tenté d’abandonner,
Pour au farniente m’adonner ;
Ou à des plaisirs ordinaires.

Je pose ma plume, je sors,
Au long de quelques trottoirs j’erre
Et voilà, ma muse s’endort.

Cochonfucius

Porte vers un nouveau quart de siècle

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Voici venir l’année prochaine,
C’est là que va notre chemin ;
Soyons vaillants, frères humains,
Voyons où cette route mène.

Les saisons ne sont pas vilaines
Et ne se suivent pas en vain ;
À leur santé buvons le vin
Tiré des vignes de nos plaines.

Toujours nous gardons à l’esprit
Ce que les ans nous ont appris ;
Le Temps, nous le prenons pour maître.

Ce petit bout d’infinité,
L’avons-nous vraiment mérité ?
Mais oui, pas moins que nos ancêtres.

Cochonfucius

Oiseau pèlerin

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Je vais au bout de la planète,
C’est pour rencontrer des dieux morts ;
J’exerce mon âme et mon corps
À survivre à plusieurs défaites.

Moi qui n’écoute aucun prophète,
Je sais qu’ils n’ont pas toujours tort ;
Mais je les trouve un peu trop forts
Pour ma contexture imparfaite.

J’ai dans mon antre leurs portraits
Et de leurs livres des extraits ;
Fragments de sagesse profonde.

Jamais cela ne me servit ;
Je suis un être inassouvi,
Triste pèlerin de ce monde.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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