Poisson qui ne doute de rien

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Moi qui crois en ma destinée,
Je ne me fais aucun souci ;
Je suis fort, je suis sage aussi,
Ma personne est bien ordonnée.

Devant la sirène étonnée
Je chasse un démon, sans merci ;
Elle rit de me voir ainsi,
Son âme en est illuminée.

Un ondin devant moi s’incline,
Me prêtant des vertus divines
Plus une grandeur souveraine.

La sirène en ces beaux moments
Veut faire de moi son amant ;
Je trouve cette idée obscène.

https://paysdepoesie.wordpress.com/2024/12/01/poisson-qui-ne-doute-de-rien/

Culte désuet

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En ce temple est un mauvais ange,
Rusé comme l’est un renard ;
Les gens l’abreuvent de pinard
Mais je ne sais pas ce qu’il mange.

Il peut se changer en canard
Ou en blaireau quand ça l’arrange ;
Parfois ça devient plus étrange,
Ça prend des airs de lupanar.

C’est ainsi depuis ma naissance,
Sans nul signe d’obsolescence ;
Un boxon toujours renaissant..

Dorénavant, je fais silence,
Car tout cela, je m’en balance,
Je n’y vois rien d’intéressant.

https://paysdepoesie.wordpress.com/2024/11/30/culte-desuet/

Pomme grise

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Moi, je n’ai rien fait, dit la pomme,
Je n’irai donc pas en enfer ;
Un fruit n’a nul penchant pervers,
Jamais pécheurs on ne nous nomme.

Toujours nous restons où nous sommes;
Ceux qui sont mûrs, ceux qui sont verts ;
La branche, c’est notre univers,
De haut nous regardons les hommes.

Aussitôt qu’il nous a cueillis,
L’homme est de désirs assailli,
Car c’est à son plaisir qu’il pense.

Pas même besoin d’un serpent
Pour pervertir ce sacripant ;
Sa soif de mal faire est immense.

Cochonfucius

Ondin bizarre

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Fils d’une sirène follette,
Je n’aime pas le goût du sel ;
J’aimerais mieux avoir du miel
Ou bien du piment d’Espelette.

Je voudrais être une belette
Et régner sur un archipel ;
Mais la magie manque à l’appel,
Rien de changé dans mon squelette.

Je suis un ondin sans espoir,
Car tous les dieux m’ont laissé choir ;
Au diable cette vie foireuse.

N’écris pas là-dessus, vieux porc ;
Écris sur la sirène heureuse
Qui drague les marins du port.

Cochonfucius

Manoir-forteresse

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Les murs sont massifs, tu le vois,
Bâtis par mes vaillants ancêtres ;
Ils sont dans leur tombe, à Bicêtre,
Je m’y recueille quelquefois.

Ici nous reçûmes des rois,
Des explorateurs et des prêtres ;
Aussi nobles qu’ils pussent être,
Ce lieu leur fut de bon aloi.

Que nous importait leu puissance ?
Que nous importait leu naissance ?
On les a traités simplement.

Elles dorment, ces vieilles pierres,
Plus rien ne pousse sur nos terres,
C’est bientôt notre enterrement.

Cochonfucius

Grandeur d’un ambipachyderme

 

image de l’auteur

De ma propre noblesse épris,
J’en tire une gloire éternelle ;
Cette attitude est rationnelle,
Je crois que vous l’avez compris.

Je possède un vieux manuscrit
De ma grand-mère paternelle ;
Ce sont des phrases solennelles
Qu’elle m’adressait en sanscrit.

Le jour, je règne sur mon antre ;
La nuit, je surveille mon ventre,
Je suis plus heureux que les dieux.

Je suis plus pur que n’est un ange,
Plus illuminé que les cieux ;
Et tant pis si ça vous dérange.

Cochonfucius

Marin d’eau douce

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Je n’irai point sur l’océan,
Lequel aux périls nous expose ;
Vainement tu me le proposes,
Insister serait malséant.

Je vois ton navire géant
Qui pour le départ se dispose ;
Sur ma barque, je me repose,
Je médite sur le Néant.

Mon âme n’est pas orgueilleuse,
Mes amantes sont peu nombreuses,
Je n’ai guère besoin de fonds.

Les mers peuvent au loin s’étendre,
Je persiste à n’y rien entendre ;
Tu peux me traiter de bouffon.

Cochonfucius

Planète anodine

image de l’auteur

Un coin de cosmos écarté,
Un corps sphérique, sans noblesse ;
Des vivants de plusieurs espèces,
Heureux de leur diversité.

Des oiseaux qui savent chanter,
Des gens qui du chant se repaissent ;
Des gens meurent, d’autres gens naissent,
Plusieurs n’ont rien à raconter.

La planète n’est pas nouvelle
Mais elle est toujours assez belle ;
Plein de choses sont comme on veut.

Nous y vivons sans artifice
En laissant pousser nos cheveux,
À l’abri de tout maléfice.

Cochonfucius

Monstre vert

image de l’auteur

J’habite au Pays des Mystères,
Lesquels ne m’ont jamais déçu ;
Même les plus élémentaires,
Car j’aime méditer dessus.

De mes chers parents, j’ai reçu
Un corps étrange et solitaire ;
Je vais le rendre à notre Terre
Dont ses atomes sont issus.

Sur ce point, je ne peux m’étendre
Car ce serait dur à entendre ;
Ne parlons pas de mon trépas.

Je vois planer trois hirondelles
Qui à mes vieux murs sont fidèles ;
Et le reste ne compte pas.

Cochonfucius

Lézard vaillant

image de l’auteur

Ce lézard est un grand prophète,
Il extermine les vautours ;
Devant la foule stupéfaite,
Il les avale tour à tour.

Il n’a subi nulle défaite,
Il n’a jamais fait de détour ;
Il boit du cidre, il fait la fête,
Il arbore ses beaux atours.

C’est une bête de spectacle,,
C’est un voyant, c’est un oracle,
Jamais je n’ai vu son pareil.

À la fin, le cidre l’enivre ;
Ça l’endort et ça le délivre,
Il fait sa sieste en plein soleil.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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