Flamme grise

image de l’auteur

Flamme de deux âmes jumelles,
Conjugaison de leurs ardeurs ;
Attisée par un vent frondeur,
Elle rayonne de plus belle.

Qu’importe au fond ce vent rebelle ?
C’’est le messager du bonheur ;
Ami des flammes et des fleurs,
Il leur dit de bonnes nouvelles.

Flamme terrestre et vent des cieux,
De quoi t’en mettre plein les yeux ;
Plus qu’un barde ne peut le dire.

Mais ce vent, ce n’est que de l’air,
Ce qu’il nous dit, ce n’est pas clair,
J’appelle cela du délire.

Cochonfucius

Roi fantasque

image de l’auteur

Le roi lance un cri de corbeau,
Ça vient de son côté funèbre ;
Sa folie l’a rendu célèbre,
C’est son blason, c’est son flambeau.

Il fleurit son propre tombeau,
Cet âne, ce drôle de zèbre,
Son intellect n’est que ténèbres,
Sa comprenette est en lambeaux.

Ce roi jamais ne fut instruit,
Car les leçons glissent sur lui
Qui les prend pour de bonnes farces.

Son père vint des bas quartiers
Et sa mère fut une, garce,
Sa vie est un mauvais sentier.

Cochonfucius

Poids et mesure

image de l’auteur

Je suis une balance obscure,
J’accomplis d’implacables lois ;
J’évalue tout ce que je vois,
J’en interprète la structure.

Les êtres, selon leur nature,
Ont une taille, ils ont un poids ;
Un corps,aussi menu qu’il soit,
Possède son architecture.

Je suis juge de l’Univers,
En long, en large et en travers ;
Car je suis arbitre des nombres.

J’ignore à quoi ça peut servir ;
Ce qui suffit à me ravir,
C’est d’être balance de l’ombre.

Cochonfucius

Planète charbonneuse

image de l’auteur

Terre de noirceur et d’outrance,
Berceau de sinistres penseurs ;
C’est une foule d’offenseurs,,
Grands amateurs de remontrances.

D’aller là-bas je me dispense,
Je n’aime pas les sermonneurs ;
Je ne leur ferai point l’honneur
D’aller leur dire à quoi je pense..

Ils font des Guerres de Cent Ans,
De ces horreurs ils sont contents ;
Vraiment, ce sont tous des faux frères.

Leurs sources d’eau vont se tarir,
Leurs cultures vont se flétrir ;
De ce monde ils vont se soustraire.

Cochonfucius

Voile dans le vent

image de l’auteur

La nef prend le vent quelquefois,
Qui de sa voilure est munie ;
Le vent nous propulse, et la foi,
Et notre mâture bénie.

Ce sont des mâts du meilleur bois,
Venus des Provinces-Unies ;
Notre reine en a fait le choix
Au prix de quelques insomnies.

Le vent, tu ne peux le saisir
Et moins encore le choisir ;
Et nous l’utilisons, pourtant.

Il fait la pluie et le beau temps :
Il s’enfle et puis il diminue,
Presque plus rien, brise ténue.

Cochonfucius

Monstre las

image de l’auteur

Je suis comme un débris flottant,
Comme une épave paresseuse ;
Mon âme qui fut maraudeuse
Reste sur place, en végétant.

Il est loin, mon trop vif printemps,
Car voici la saison frileuse ;
Voici la fin de vie songeuse,
Car de vivre, il n’en est plus temps.

Comme une nef désemparée,
Comme une hirondelle égarée,
Cette âme vit dans le tourment.

L’hiver en lui-même se change,
Imperceptible changement ;
C’est naturel et c’est étrange.

Cochonfucius

Oiseau sérieux

image de l’auteur

Ce volatile est un charmeur,
C’est un oiseau, c’est presque un ange ;
Son âme est bleue comme une orange,
Toujours il est de bonne humeur.

Il souffle des mots aux rimeurs,
Parfois banals, parfois étranges ;
Nous, plumitifs, on s’en arrange
Sans que ça nous rende frimeurs.

Il ne se nourrit pas de mouches ;
À nul autre insecte il ne touche,
Il grignote des grains de mil.

C’est un oiseau savant et brave,
Un volatile heureux et grave ;
Il n’en est point de plus subtil.

Cochonfucius

Poisson vagabond

image de l’auteur

J’erre en contrebas du rivage,
Soit vers l’aval, soit à rebours ;
Rien d’important sur mon parcours,
C’est un rassurant paysage.

Des humains marchent sur les plages,
Même, parfois, l’un d’entre eux court ;
Je ne retiens pas leurs discours,
Tout cela, c’est du bavardage.

Même leur langage amoureux
N’a rien pour moi de savoureux,
Car il sent trop le mélodrame.

Je laisse donc le flot passer ;
J’y vois chaque barque glisser,
Sans jalouser le gars qui rame.

Cochonfucius

Trésor clandestin

image de l’auteur

C’est un voyageur solitaire
Partant sans espoir de retour ;
Il porte un fardeau, pas très lourd,
Qui s’enveloppe de mystère.

Cet homme est le dépositaire
D’étonnantes lettres d’amour ;
Langage auquel il n’est pas sourd,
Ça lui réchauffe ses artères.

Il veut les porter au désert,
Pour quel motif, ce n’est pas clair ;
C’est un des secrets de son âme.

Serait-ce l’effet d’un regret ?
Nous n’en savons rien de concret,
C’est une embrouille qui se trame.

Cochonfucius

Fraternité léonine

image de l’auteur

Nous sommes de tendresse armés,
C’est une forme de sagesse;
Chacun par son frère est charmé,
Chacun pour l’autre a des largesses.

Notre mère nous a nommés
De deux noms chargés de noblesse ;
Ces vocables sont fort aimés
De sa cousine la tigresse.

Nous qui savons passer le temps
Sans rien accomplir d’important,
Cette vie nous est supportable.

Notre père, un modeste dieu,
Commence à se faire un peu vieux ;
Il n’a plus rien de redoutable.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.