Envol

Blason de Plounevezel

L’heure venue de gravir la montagne éternelle,
Se lèvera un grand vent qui nous y mènera…
Nul ne sait où ni quand la cloche sonnera,
Ni la forme que prendra la brise fraternelle…
Comme Nils Holgersson, cramponné sur une oie,
Voyait s’amenuiser les grandes nappes sylvestres,
Quand il faudra quitter cette écorce terrestre,
Nous serons emportés sur ses immenses ailes,
La tête chavirée et le coeur plein de joie.
Voyant s’évaporer l’empreinte de notre âme
Ici-bas, nous danserons, plus légers qu’une flamme…
Les nuées menaçantes en ce dernier voyage ?
Une goutte de rosée qui portait des orages…

Stahlder

Voyageur solitaire

image de Pierrette

Sur une route solitaire qui se perd dans le loin
Marche d’un pas égal un maigre personnage,
Voyageur au long cours sans le moindre bagage,
A part un baluchon aussi maigre que lui
Où dorment les souvenirs d’un passé qui s’enfuit,
L’écho de voix amies et de pâles images…
Il va droit devant lui, de jour comme de nuit,
Sans espoir de retour, son esprit est serein…
Aveugle aux paysages qui défilent près de lui,
Le murmure des ailes d’oiseaux dans le lointain
Lui semble une mélodie venue d’une autre vie

Stahlder

Fraternité tout court … ou L’ami inconnu

image de Pierrette

On le rencontre mais sans le voir,
On le voit mais sans le savoir…
Pourtant quand la rue se dissout,
Et que l’on rêve tout debout,
Un être aux contours indécis
Surgit d’un passé aboli
Ou d’un futur inaccompli…
Le temps de nous faire goûter
La chaleur de son amitié,
Sa silhouette s’est dissipée…
Nous reste le sentiment diffus
Que les amis qu’on a perdus
Et ceux qu’on n’a jamais connus
Tous en lui se sont confondus

Cochonfucius

Exode

image de Pierrette

Quelques démons furent exilés,
De leur propre Eden expulsés,
Car en  Enfer pousse un pommier
Arbre plus que tout être sacré…
Un ange par le ciel mandaté,
Sous les traits d’une blanche colombe,
En roucoulant les a piégés.
Voilà que sur la terre ils tombent,
Revêtant une forme humaine,
Cachant leurs museau de murènes,
Et buvant des tasses de verveine

Stahlder

 

Science et non-sens

 

image de Pierrette

Desnos aurait voulu  « écrire de beaux vers »
De ceux qu’il apprenait, disait-il, à l’école,
Et moi, j’aimerais bien briser la camisole
Qui m’entrave, passé le seuil de son sanctuaire
On y trouve les trésors d’une sagesse immense
Heureux,  celui à qui est échue  l’innocence
Qui  traduit  les merveilles  de notre quotidien,
Célébrant avec art l’amour des petits riens…
Ses lecteurs, au mépris des trouvailles de la science,
Se sentiront dotés d’étranges facultés,
Planant plus haut encore que l’aigle ou l’épervier,
Ou bondissant soudain comme des sauterelles…
Les savants qui calculent avec persévérance
Les justes équations qui président à nos lois,
Sont ravis de trouver les axiomes narquois
Que les poètes énoncent dans leurs thèses rebelles

Stahlder

Timidité des arbres

image de Pierrette

Les arbres, timides créatures,
Se donnent une dose de courage
En buvant  quelques verres de vin…
Attiré par leurs doux murmures,
Un bien étrange personnage,
Qui a l’âme d’un magicien,
Leur verse de nombreux flacons
D’un grand cru de dom Pérignon
Et puis s’allonge dans leur ombre
En croquant des bouts de concombre…
Égayé par les aventures
Qui se bousculent dans leurs chansons
Il compose des poèmes en nombre
Où ses compagnons , quelle histoire
Nous apparaissent ou gris ou noirs
Comme de joyeux piliers de bar

Stahlder

La danse du cygne

image de Pierrette

L’ombre d’un cygne se profile
Sur l’azur du ciel de midi…
Un promeneur secoue la tête
Et blâme une grasse andouillette
Arrosée d’un verre de Chablis,
Et cette image volatile
À peine entraperçue, s’enfuit…
Nées d’une aimable fantaisie,
Quelques souvenirs d’Indochine
Éclosent alors dans son esprit.
Abandonnant à leur destin
Les fleurs fanées à la racine,
J’irai, fredonne-t-il, mutin,
Danser dans la ville des filles
Avec les cygnes dont les yeux brillent…
Quand, visitant son domicile,
Un rayon de lune se reflète
Dans le miroir de sa fenêtre
L’ombre d’un cygne se profile
Sur l’argent du ciel de minuit

Stahlder

Détresse d’un madrigal

image de Pierrette

Un madrigal voltige, éperdu, dans le vent,
Cueilli contre son gré au bord d’une fenêtre,
Il se languit hélas de ses nobles parents..
Nourrie de la sagesse dont son père l’Encrier,
Par la faveur des muses, est le dépositaire,
La plume maternelle, sur un bout de papier,
Consigna la Clarté d’une pensée solaire.
Le billet, maudissant les caprices du temps,
Cherche en vain à rejoindre la terre de ses ancêtres,
Un bureau tatoué par l’outrage des ans
Où s’accoude un humain, fidèle partenaire
De ses deux géniteurs, parrain qui l’a vu naître…

Stahlder

variantes à propos d’un pont

image de Pierrette

Rêves
De ponts et de berges invisibles
Rêves de peur et d’oubli
Rêves
Entre Ciel et Terre
Une Main se détache et je crie
Rêves
Ce n’est qu’un rêve
Qui finit:

Egarés dans la brume qui envahit leur âme
Se retrouvent étourdis au beau milieu d’un pont
Des jouvenceaux trahis par l’amour d’une femme
Le coeur des hommes est creux dit le premier d’entre eux,
Il sonne comme un tambour, ça s’appelle l’amour
Un mot qui doit rimer avec la fin du jour
Répond son compagnon
Traversons de concert ce nouveau Rubicon
Je sais sur l’autre berge une petite auberge
Bobby, le tenancier y joue de l’hélicon…

Stahlder

 

 

Étoile nostalgique 

image de Pierrette

Une étoile se souvient de sa folle jeunesse..
Elle guidait les marins voguant vers leur destin
Et nichée dans leurs songes jusqu’au petit matin
Leur contait mille et une légendes enchanteresses
Dans l’âme des derviches, inlassables toupies,
Tandis qu’ils tournoyaient, l’écho de sa lumière
Illuminait leur foi, radieuse prière,
Puis, quand ils s’abattaient, elle tanguait, étourdie…
Elle pâlit à présent, mais jette quelque feu
Lorsque au coeur de la nuit, de doctes noctambules
Lui dédient des poèmes alors qu’ils déambulent
Dans les villes désertes, ombres doublées d’une ombre,
L’enfant né la lune, quand la terre devient sombre,
Compagnon taciturne les suivant en tous lieux

 

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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