Veilleur d’inframonde

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Aucun vivant ne s’aventure
Sur ce chemin, je le sais bien ;
Mais je suis là, digne gardien
Du jardin des mille tortures.

« Accomplir faut les Écritures »
Dit un ouvrage fort ancien ;
Même les châtiments, j’y tiens,
Qui s’appliquent aux créatures.

Je dois donc veiller dans la nuit,
Celle où bien souvent rien ne luit ;
Les heures passent, je demeure.

Venez, chercheurs de vérité,
S’il advient que votre espoir meure,
C”est vous qui l’aurez mérité.

Cochonfucius

Fantôme d’un pelgrane

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Moi, j’ai vécu dans l’imposture,
Tout mon mérite est inventé ;
Je squatte ce manoir hanté
Où j’agis selon ma nature.

Loin d’être un terrain d’aventures,
C’est un lieu de sérénité ;
Les heures dans l’obscurité,
Vont glisser sur cette structure.

Les instants vont se déployer;
Dans lesquels je vais me noyer
Cela n’est pas sans agrément

J’écouterai l’horloge sourde,
Je l’écouterai sagement ;
Mon âme est de moins en moins lourde.

Cochonfucius

Canard gris

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Je suis un canard, je suis vieux,
Je suis seul et je périclite ;
Tout à l’oisiveté m’incite,
Car c’est ce qui me va le mieux.

Aucune richesse en ce lieu
C’est le refuge d’un ermite ;
Assez rares sont les visites,
J’ai des amis sous d’autres cieux.

Cet ermitage est moins austère
Que ne le sont les monastères ;
On y vit avec ou sans Dieu.

Dans mes rêves chantonne un barde
Issu d’un modeste milieu ;
Il apprivoise la Camarde.

Cochonfucius

Purgatoire des grenouilles

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Tu nous vois ici, désarmées,
C’est triste, ce n’est pas marrant ;
Les Portes du Ciel sont fermées,
Guère d’espoir, c’est effarant.

Nous eûmes bonne renommée,
Ainsi que l’eurent nos parents ;
Maintenant, nous voilà paumées
Sans aucun recours apparent.

Allons ! Ces jours de purgatoire,
Nous n’en ferons pas une histoire
On va se taire un peu, c’est mieux.

Par où sortir ? C’est un mystère,
Comme le sont les lois austères
Que nous subissons en ces lieux.

Cochonfucius

Diable triple

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Le Père est un démon frugal,
Picorant avec sa fourchette ;
Les sombres âmes qu’il achète
Lui sont un modeste régal.

Le Fils fait du troc illégal,
Sa complice est la fée Mouchette ;
Ils trafiquent dans leur cachette,
C’est mal, mais ça leur est égal.

L’Esprit savoure une liqueur
En affirmant d’un ton moqueur
Que Dieu n’a qu’à boire aux fontaines.

Cette Trinité croit avoir
De spectaculaires pouvoirs ;
Mais la chose est très incertaine.

Cochonfucius

Porte vers la science

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C’est l’entrée d’un lieu de silence,
D’un îlot de calme parfait ;
Entre, et tu seras stupéfait
De voir tout un peuple qui pense.

Ce trésor de sagesse immense,
C’est au quotidien qu’il se fait ;
D’un commun effort c’est l’effet,
D’une longue persévérance.

Calcul simple ou calcul ardu,
Et chacun s’y montre assidu ;
On classe, on décrit, puis on nomme.

Ici s’élaborent des lois
Qui toutes sont de bon aloi ;
Trouver, c’est le propre de l’homme.

Cochonfucius

Monstre calme

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Jamais je n’eus soif d’aventure,
L’ordinaire me suffit bien ;
Donc, le banal, le quotidien,
C’est ce qu’il faut à ma nature.

Bien frugale est ma nourriture,
Et je la prends comme elle vient ;
J’aime ce corps, je l’entretiens
Sans le gaver de confiture.

De n’avoir pas ce que je veux
Ça ne me rend pas trop nerveux.
Je m’arrange de ce qui reste.

Quand viendra le temps de l’adieu ?
Ce n’est guère loin, je suis vieux ;
Ma tombe aussi sera modeste

Cochonfucius

Arbre noir

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L’arbre qu’ont connu mes ancêtres,
Il est noir, été comme hiver :
Selon les lois de l’univers
C’est bien ainsi qu’il devait être..

Cet arbre n’a ni Dieu ni maître
Et c’est là son moindre travers ;
Tous ceux qui voudraient qu’il fût vert,
Il a su les envoyer paître.

Tu ne feras rien de son bois
Il en est de meilleurs, crois-moi ;
Choisis plutôt le sycomore.

Ce bois noir dont rien tu ne fais,,
C’est un trésor, et plus encore ;
Il est inutile et parfait.

Cochonfucius

Cygne muet

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Vêtu de mon plumage gris,
Je suis comme une étoile éteinte ;
Je ne chante aucune complainte,
Jamais je ne lance aucun cri.

Je suis terne, mais pas flétri,
Car ma bonne humeur n’est pas feinte ;
Au troquet je vide une pinte,
La tavernière me sourit.

Je suis honnête et je suis chaste,
Et calme,même quand j’ai bu ;
Je m’abstiens de tous les abus.

Je suis de la meilleure caste, ,
Celle qui comprend la philo
Et qui compose ex nihilo.

Cochonfucius

Renard intrépide

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Moi qui ne manque pas d’audace,
Je suis un fauve en liberté ;
Rien ne saurait me tourmenter
Partout je me sens à ma place.

Je tiens la route et je fais face
À toutes les adversités ;
Je maîtrise l’immensité
De l’univers qui te dépasse

Je comprends la ligne et le plan,
Je connais le chêne et le gland ;
Aussi, le meilleur et le pire.

Rien de nouveau sous le soleil ;
Le Créateur est en sommeil,
Sans nul souci de son empire.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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