Cinq fleurs

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Voici cinq fleurs que l’on adore,
Aimées en tout temps, en tout lieu ;
C’est une saveur pour les yeux,
Au crépuscule ou dans l’aurore.

Merveille de les voir éclore,
Vraiment, c’est le plaisir les dieux ;
Je sens qu’elles font de leur mieux
Et peut-être un peu plus encore.

Cela vient petit à petit,
Tous les tons sont bien assortis ;
Rien à redire, elles sont belles.

Ça s’en va, c’est pour revenir,
Comme revient un souvenir ;
La fleur sait qu’on se languit d’elle.

Cochonfucius

Manoir altier

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Perdu au fin fond de la Creuse,
L’édifice est assez discret;
Entouré de sylves ombreuses,
Bâti d’imposants blocs de grès.

L’approche n’est pas dangereuse,
Ce sont des chemins de forêt ;
Les visites sont peu nombreuses,
Mais moins rares qu’il n’y paraît.

En ce lieu règne une harmonie
De modestes cérémonies ;
L’un boit du vin, l’autre du thé.

Un autre au sommeil s’abandonne
Cependant qu’un barde fredonne
Un couplet qu’il vient d’inventer.

Cochonfucius

Chevalier sans épée

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Je marche au long de la rivière,
Mes biens, je les ai délaissés ;
Maintenant j’oublie mon passé,
Demain je retourne en poussière.

Pas de glaive, pas de rapière,
Pas de projectile à lancer ;
Désormais je veux commencer
Un long chemin vers la lumière.

Une musique sans orchestre,
Un sobre logement rupestre,
La vie simple, vous m’entendez.

Je suis le plus chétif des êtres
Mais jamais je ne serai traître
À ce qu’un dieu m’a commandé.

Cochonfucius

Roi bizarre

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Je suis le Maître et le Sauveur,
Ma bonté n’est jamais lassée ;
J’ai des richesses amassées
Que je dispense avec ferveur.

Du droit je suis le protecteur,
Ma justice est la plus sensée ;
Nulle âme n’en est offensée,
Je suis votre libérateur.

Le peuple m’écoute en silence,
De ma sagesse, il s’en balance ;
Et cela pourrait mal finir.

Que serai-je dans les mémoires
Ou bien dans les livres d’Histoire ?
C’est difficile à définir.

Cochonfucius

Chien du bouffon

 

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Je suis un chien, mais je peux rire,
Autant que je le trouve bon ;
J’aime aussi manger du jambon
Ou des lardons qu’on mit à frire.

J’aime embarquer sur un navire,
Planqué dans la soute à charbon ;
Je débarque à l’Île Bourbon,
Je bois du rhum et je délire.

J’imite la chauve-souris,
J’effraie les bourgeois de de Paris ;
J’imite le cri de l’hermine.

Cela ne s’arrête jamais,
Pas même au premier jour de mai,
Soit j’invente, soit je rumine.

Cochonfucius

Deux serpents

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Ici, deux serpents sont en vue,
Amateurs de fruits et de fleurs ;
Ils éloignent les maraudeurs
Qui vers d’autres jardins refluent.

Un jour survient une inconnue,
Un jour d’oppressante chaleur ;
Ils ont admiré sa pâleur
Mélancolique et dévêtue.

Ils offrent le fruit le plus beau,
Mais c’est un piège, ce cadeau ;
Car à mal agir il incite.

Il vit dans le fruit, comme un ver,
Le Destructeur de l’Univers ;
En inframonde il nous invite.

Cochonfucius

Planète tiède

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Ici, des foules altérées,
Pas moyen de se mettre au frais ;
Cet astre est dépourvu d’attraits,
Je n’y vois que tristes contrées.

Tant de ressources dévorées
Par nos appétits de gorets :
Les vestiges de la forêt
Nous montrent leur face éplorée.

Que dire, la vie est ainsi ;
Nous vivons avec nos soucis ;
Nous n’avons pas d’autre héritage.

Le malheur s’étend sous nos yeux ;
Nous n’irons point sous d’autres cieux
Que ceux que l’on eut en partage.

Cochonfucius

Les mots et les choses

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La plume sait, l’encrier pense,
Tous deux cherchant la vérité ;
Sans désir de célébrité,
Sans besoin d’une récompense.

Sur l’Arbre de la Connaissance
Sont les fruits d’immortalité ;
Pour vaincre la fatalité,
Nous distillerons leur essence.

Béni soit ce breuvage fort,
À l’écriture il donne corps ;
La plume jamais ne dévie.

Les mots ne sont pas importants,
Qui ne sont là que pour un temps ;
Mais ils nourrissent notre vie.

Cochonfucius

Passer outre

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C’est le Pont de Âmes Pensives,
Au fond d’un quartier délaissé ;
Ici, le flot n’est pas pressé,
Pas plus que les gens sur la rive.

Ici, la muse inattentive
Fait quelques pas dans l’air glacé ;
Et le pont, faut-il le passer ?
Cette muse est tout sauf hâtive.

Les âmes mortes se déprennent,
Même les démons s’y méprennent ;
Grise est la lumière du soir.

Demain, le matin sera rose,
Les vers supplanteront la prose,
Nous traverserons les miroirs.

Cochonfucius

Navigation pifométrique

image de l’auteur

Ici vogue une nef errante,
Sans le moindre discernement ;
Nous avançons obstinément,,
La chose n’est pas effarante.

Notre allure est un peu trop lente,
C’est là notre moindre tourment ;
Il est trop vieux, ce bâtiment,
C’est une structure croulante.

Nous sommes des marins songeurs
Entourés de dauphins plongeurs
Que nous ne voulons pas rejoindre.

Ce navire mal avisé
Sur un récif sera brisé ;
À l’horizon je le vois poindre.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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