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Du druide, le jardin ne fleurit pas en vain ;
Il fait un élixir de trois feuilles froissées,
Sa serpe au grand jamais ne se montre émoussée,
Et plus d’un autre outil obéit à sa main.
Il fut jeune, il vécut des moments incertains,
Il se laissa porter par de vaines pensées ;
Des prières, parfois, lui furent adressées,
Qu’il ne voulut jamais traiter par le dédain.
Maintenant, il est vieux, alors c’est autre chose
Que ce n’était jadis, et ce qu’on lui propose,
Dans la plupart des cas, c’est un loisir bien doux.
Son esprit, jeune ou vieux, c’est strictement le même,
Il sait ce qu’il désire, il trouve ce qu’il aime,
Ce druide ayant acquis la sagesse des fous.
