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Ces merveilleux raisins qui l’arc-en-ciel reflètent
Ont-ils aussi le goût des astres, qui le soir
Se contemplent en eux, ainsi qu’en un miroir,
Même s’il est porteur d’une image incomplète ?
La lune de septembre à ce vignoble prête
Une blanche lueur, pâle sur un fond noir ;
Le pampre qui frémit sous un masque d’espoir
Rêve du vin, des chants et des cris de la fête.
La vigne boit le feu du soleil jamais las,
Elle garde l’empreinte anonyme des pas
Des patients vignerons qui la veulent féconde.
Car elle est l’Avenir de nos joies, de nos pleurs,
Du printemps verdissant notre terre profonde,
Et surpasse la grâce irréelle des fleurs.
