L’oie de la nutrition

 

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Une oie se nourrissait de l’herbe qui foisonne,
Passant des jours heureux dans les prés verdissants;
Mais peu longtemps dura ce bonheur florissant,
Vint l’aigle qui ses plats de douleur assaisonne :

Dans la sérénité du champ que l’on moissonne,
La grande oie se compare à du blé blondissant
Ainsi qu’à du maïs bellement jaunissant
Ou encore au festin qu’un cuisinier façonne.

Et, se montant stoïque, autant qu’un vieux Romain,
Elle dit « Je remets mon âme entre les mains
Des dieux qu’on adorait aux époques antiques. »

Sans doute, elle a raison, l’aigle n’est qu’un glaneur,
Puisque tout prédateur se nourrit des reliques
D’un autre corps nourri par le bon moissonneur.

Cochonfucius

Douceur éléphantine

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image de l’auteur

Cet éléphant, loin d’être fou,
Est un partenaire très doux ;
Nous le maquillons pour nos fêtes,
L’un de nous monte sur sa tête.

L’éléphant veut bien boire un coup ;
Ça ne nous coûte que trois sous,
Le vendeur de bière est honnête,
L’éléphant devant lui s’arrête.

Avec lui, nous batifolons
Et nous découvrons des merveilles ;
Il nous transporte nos bouteilles.

Mais au bout d’un trajet bien long,
Ce beau pachyderme sommeille,
Rêvant qu’il voyage en ballon.

Cochonfucius

Un exorcisme

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image de Pierrette

Sans ces mots, nous irions vers le côté obscur ;
Avec eux, notre mal de vivre se déchaîne.
Or, ne nous dites pas que la chose est obscène :
Un poète a le droit d’écrire sur un mur.

Ne dites pas, non plus, que le langage est dur.
Il peut charmer le spleen, et adoucir la peine ;
Il peut mettre un sourire aux lèvres d’une reine,
Il peut aider un coeur à se rendre plus pur.

Comme un petit Poucet jonchant le sol de pierres,
Ou comme un pèlerin qui sème des prières,
En les marquant de mots j’ai parcouru ces lieux.

Prends ton temps, toi qui lis, prends ton temps pour les lire,
Il m’a fallu du temps pour savoir te les dire,
Mots venus du profond de mon coeur déjà vieux.

Cochonfucius

Bélier-licorne

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C’est le bélier-licorne, un animal moqueur !
De ses deux frêles voix, il chante avec délice
Le spleen du charpentier noyé dans son calice ;
Nulle pitié ne règne au fond de ses deux coeurs.

Il a pour seul copain le grand soleil vainqueur
Qu’il aime accompagner dans les cieux d’azur lisse ;
Ces jours-là, le bonheur au fond de lui se glisse
Comme au fond de son ventre une forte liqueur.

Quand la faim le tenaille, il dévore des roses,
Disant : l’horticulture est une belle chose,
On ne peut pas toujours brouter les fleurs des champs.

À l’heure de la sieste, il ne fait pas mystère
D’allonger son grand corps auprès d’une bergère ;
L’animal, pour le coup, n’a plus rien de méchant.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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