
image de l’auteur
L’ermite méditant va par le chemin gris
Parmi quelques buissons qui verdissent encore ;
Les oiseaux s’éveillant dans leur rumeur sonore
Rappellent à son coeur les moineaux de Paris.
Pour ce qu’il fut jadis n’éprouvant nul mépris,
L’homme apprécie toujours cette vie qu’il dévore ;
Tel Diogène autrefois, blotti dans son amphore,
À ses anciens plaisirs donnant encore un prix.
Et pourquoi regretter le rire d’une fille ?
Les oiseaux du chemin lui sont une famille,
Et non plus les bouquins dont il était si fier.
Son âme, n’étant point de mythes abusée,
Danse encore à loisir dans sa cervelle usée ;
Tu lui tiens compagnie, pâle soleil d’hiver.
