
image de l’auteur
Pour tous les animaux, son créateur il loue ;
Mais le zèbre, surtout, capte son intérêt ;
Bizarre et surprenant, nous l’aimons comme il est :
Il peut faire avancer le char aux belles roues.
Quand il danse, on en rit ; quand il travaille, il joue ;
La joie de la jeunesse au coeur de Jean renaît :
Au lumineux désert, tout l’amuse et lui plaît,
La rivière sans eau, le sable et non la boue.
Mais il a ses défauts, je ne le cache pas,
Il est presque glouton quand il prend son repas ;
Comme un doux animal, il ne sait se conduire :
Donc, le zèbre de Jean n’est certes pas un saint,
Mais ce n’est pas non plus un grand démon malsain,
C’est un vaillant ascète, incapable de nuire.









