Dragon-girafe de gueules

arex

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Heureusement pour lui, sa tête fut légère !
Il chantait chaque jour ses psaumes vespéraux ;
C’est d’un dragon-girafe, et non pas d’un héros
Que s’ornait autrefois cette terre étrangère.

Or, même d’un dragon, la forme est passagère ;
Il ne chassera plus la biche ou le blaireau,
Il repose à présent sous un sombre terreau
Dans un vallon tranquille où dansent les fougères,

Un rhapsode l’évoque en ses chants inaudibles ;
Il raconte en ses vers des choses peu crédibles,
Narrant par le menu ses exploits de plongeur.

La mémoire est ainsi, pas toujours trop subtile ;
Que ce soit ce dragon ou d’autres volatiles,
Que peut-on savoir d’eux ? Ça me laisse songeur.

Cochonfucius

14 février 2018

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Impossible jour! Saint Valentin, fête de
L’amour et mercredi des cendres, fête de
L’entrée au désert! Mais voici que l’amour ouvre
En grand les bras et sourit, ainsi il découvre

Son coeur transporté de joie et vole dans
L’espace bien au-delà de l’horizon.
De mille éclats de cendres emportées par le vent,
La voûte étoilée s’allume. En cette saison

Les contraires s’unissent afin d’illuminer
L’univers entier. Les braises deviennent feu,
Les poussières du cosmos se laissent embraser.

Les herbes folles s’agitent car l’univers
Respire: c’est le murmure de la légère
Brise des souffles de l’amour d’un coeur brûlant.

Pierrette

La licorne a fait un camembert

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Toile de Francesco Di Giorgio-Martini

Des mots s’envolent aux antipodes, s’envolent aux antichambres, des mots s’envolent jusqu’à notre reine (et ça c’est la chose effrayante), que la grande licorne a fait un camembert pour l’offrir au roi des barbares.

-Viens ici, viens ici, ma grande licorne, viens ici, mais raconte-moi comment tu as fait un camembert qu’hier soir j’ai vu manger au roi.
-J’ai moulé sa forme avec une louche, je l’ai mûri dans la cave, le plus coulant, le plus savoureux que jamais eût mangé le roi.

-Viens ici, viens ici, ma grande licorne, viens ici, tu vas me suivre, on donne une fête à mon village, toi et moi nous irons à la fête.
N’a pas ferré ses pieds par du fer, ne s’est ferrée par du cuivre, a mis aux pieds ses fers en or pour aller voir la fête au village.

Voici qu’elle vint dedans la place pour admirer la fête. La dame de la terre et la dame de la guerre crièrent leur pitié pour elle. De vos pitiés je n’en veux guère, vos pitiés pour mon âme, n’eussé-je point fait un tel camembert, au village ne fussé-je venue.

Mes fers, mes fers en or sont à prendre, ne touchez ma crinière. Cachez mes yeux avec des oeillères, que jamais je ne voie l’invisible. Jamais ma mère n’eut la pensée, me berçant autrefois, que j’irais voir tant de cérémonies, que j’irais au supplice en cette guise.

Hier soir j’ai lavé les pieds de la reine, j’ai posé sur elle la couronne, ce soir je reçois le prix de ma peine, vous tous, ayez pitié de moi. Alors survint le roi barbare. Ma grande, j’ai de la pitié pour toi, viens ici, viens ici, ma grande licorne, allons manger des lasagnes.

Tais-toi, seigneur, mon roi, mon maître, stoppe ici ton délire. Si tu voulais sauver ta licorne, hier tu aurais pris sa défense. Hier soir il y avait quatre grandes licornes, ce soir trois il y en aura, la licorne rouge et la licorne bleue, la licorne arc-en-ciel et moi-même.

Cochonfucius

Tonneau d’or et de gueules

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Le lourd tonneau magique à la cave est dormant ;
Une étrange potion s’y trouve contenue,
Dont la recette fut au seul druide connue,
Au grand Panoramix, maître en enchantements.

La cave que traverse une noire avenue
Invite le regard vers plusieurs fûts charmants.
Le pensif sommelier, qui marche pesamment,
Goûte à longueur de temps des boissons saugrenues.

Les rats de ce cellier, par lui effarouchés,
Pour plus de précaution sont allés se coucher ;
C’est l’heure unique et douce où mûrit la fortune

Des puissants élixirs dans les tonneaux chanceux,
Pour un poète, un fou, un buveur, et tous ceux
Dont le coeur fatigué loge un rayon de lune.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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