
image de l’auteur
Un ambilion est ermite en un bois,
Ayant laissé les chasses forcenées ;
Sages se font ses têtes couronnées
Comme les ont quelques hommes de foi.
Sans y penser, il écoute des voix
Dont nullement n’est son âme étonnée,
Qui vers le ciel est maintenant tournée.
Son coeur ne craint ni l’arc ni le carquois
Que les chasseurs emportent sur les voies.
Nul animal n’est à présent sa proie,
Il prend le pain que donnent les passants.
Nul ennemi ne l’atteint d’une flèche,
Cupidon même est ici ramassant
Celles dont il à ce coeur fit des brèches.
