10 réflexions sur « Le bibliophile »

  1. Et c’est ce poème, que j’aime beaucoup, qui lui-même le lui a suggéré !
    Je l’ai trouvé ici.

    Un lecteur distrait

    Dis, ma vie, ai­-je su te construire en droiture ?
    Peut­-être pas. Sachant que chacun est mortel,
    J’ai trop entretenu mon penchant naturel
    A prendre l’existence avec désinvolture.

    Parfois, je fus tenté de forcer ma nature
    Et de me lancer dans des trucs exceptionnels ;
    Mais une âme rétive aux envols passionnels
    Préférera le calme aux folles aventures.

    C’est pourquoi tu me vois, assis paisiblement,
    Lisant un vieux bouquin, un traité, un roman ;
    Sur un coin de la table, une boîte de bière.

    Et parfois, cependant, une envie de penser
    Dans mon esprit dormant se surprend à danser…
    Je pose alors mon livre, et j’éteins la lumière.

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  2. « Consulter sa pensée », ça m’est venu comme ça. J’ai été surpris de cette pensée. Je me suis demandé si « ça tenait la route ». C’est vrai que j’avais ce poème de Cochonfusius dans un coin de la tête en l’écrivant. « Consulter sa pensée », c’est à dire que ça me parle, c’est vraiment le cas de le dire. C’est un peu comme une discussion. Je ne sais pas si le terme introspection convient. Refermer le livre et éteindre la lumière, c’est ce que je viens de faire, sauf que je me suis mis au clavier. J’ai chercher un truc à écrire, n’importe quoi, j’ai pensé à écrire à quelqu’un puis j’ai pensé mettre un sonnet en route, j’ai pensé à Mirabelle et puis en cherchant des vers j’ai repensé à ton commentaire. Tu as remarqué que ça chauffe là-haut, mes corrections à n’en plus finir, mes réveils très matinaux… . Ecrire c’est une manière de faire tomber la pression. Je suis comme une cocotte-minute. Sans soupape une cocotte sous pression explose et bien c’est pareil. Il faut que ça sorte et dans mon cas ça sort en écrivant. Il n’y a que ça et certaines substances licites ou pas, qui me permettent de ne pas trop souffrir car le trop plein de pression, concrètement, c’est ça, souffrir. Pas de tumeur qui me ronge les os ou je ne sais quoi, rien de décelable au scanner, mais je souffre. Je pourrais utiliser les substances en question, mais j’ai l’impression qu’elles me coupent de moi-même, un sentiment de dépersonnalisation. J’essaie de faire au mieux. Je sais que je ne suis pas le seul à être ainsi, à ressentir une pression forte comme ça par moment. Je sais que d’autres se démerdent avec ça en créant. Elle est loin l’image de l’artiste que j’avais avant de m’y mettre, un doux rêveur… Mon cul, un doux rêveur ! Si tu me permets. Il faut que quelque chose ce dise, c’est impératif, il faut peut-être le vivre pour le comprendre. Je pense que nous vivons tous cela mais à des degrés divers. Quand je ne laisse pas « mon esprit danser » comme le dit si bien Cochonfusius (qui me permet à travers ses textes de mieux me comprendre) je deviens très nerveux, je perd le contrôle de moi-même. Tu vois, j’ai parlé ces derniers temps de Nicolas Cantin, de son blog et bien je crois qu’il fait aussi « avec « et il fait très bien « avec ». Ce que je veux dire c’est qu’en faisant « avec », il embellit le monde comme le dit aussi Cochonfusius dans un de ses récents poèmes. C’est très judéo-chrétien ce que je vais dire mais j’ai l’impression que la souffrance psychique est le prix à payer pour parvenir au bonheur de créer, à des phrases comme « consulter sa pensée », que d’autres trouvent belles, qui parlent aux autres, qui leur permettent de mieux se comprendre, de mieux s’aimer. Peut-être ce que l’on trouve beau, ce qui nous touche, c’est des choses qui nous permettent de mieux nous voir. Je parle souvent de Cochonfusius, comme je viens de le faire, en évoquant l’importance qu’il a pour moi mais toute la bande d’Héraldie, celle qui existait à l’origine pour moi, c’est à dire quand il y avait Marc et les autres, que je regrette toujours, (certaine comme Naïla sont encore dans l’échange quand même et c’est bon), et celle qui est restée, dont toi mettent précieux parce que vous me comprenez. La vie ne serait pas absurdité, elle aurait une faim qui serait en même temps une fin, comprendre et être compris, aimer et être aimé, peut-être cela veut-il dire la même chose. On n’en finit jamais de chercher de comprendre et de chercher à comprendre.

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    1. Après ce peplum il te faut maintenant décompresser. Fais comme moi Vincent: au lit à 21h et debout à 4h, en pleine forme ! Je regarde alors mes courriels et surtout les heures d’insertion des articles d’Héraldie et, comme très souvent certains sont insérés après 00h00 je saute alors sur Pierrette, c’est ma petite gymnastique matinale ! Je la soupçonne d’ailleurs de le faire exprès pour m’exciter !
      Bon, il est l’heure d’aller me laver les dents. Bonne nuit, Vincent.

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Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

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Comme un cheveu sur la soupe

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