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Dans la douce torpeur précédant le sommeil,
Un songe s’abrita derrière mes paupières.
L’univers fut baigné d’une douce lumière
Qui trempait mon esprit dans un nouvel éveil.
Une fleur délicate, à l’éclat nonpareil,
Semblait illuminer la friche printanière ;
Elle dansait aussi, de sa douce manière,
Et cette danse était un hommage au Soleil.
Or, je n’y reconnus aucune fleur du monde,
Ni aucun des coraux qui se trouvent dans l’onde,
Sans qu’elle fût pourtant étrangère à mon coeur.
Heureux sont ces instants d’une langueur extrême,
Où l’on pratique l’art de rentrer en soi-même,
C’est un temps qui souvent échappe au chroniqueur.
