Ambiphénix

abphx.png

image de l’auteur

Le bel ambiphénix s’installe en un vallon ;
Il sait que c’est la fin de sa présente gloire,
Aussi a-t-il meublé ce dernier territoire
D’un somptueux bûcher, qui ne craint l’aquilon ;

À son dernier repas, des tranches de melon,
Un petit vin rosé, bien agréable à boire,
Et les beaux souvenirs de ses nobles victoires
Pour lesquelles point n’a demandé de galons.

L’orage en ce vallon, dans la nuit, brûle et tonne,
Le bel oiseau trépasse en ce début d’automne,
La clarté de la flamme illumine ces lieux.

Le dragon, s’il est vieux, s’endort au marécage,
Le passereau, mourant, se cache en un bocage,
L’ambiphénix renaît à la face des cieux.

Cochonfucius

La bénédiction des langues

apparuerunt-illis-dispertitae-linguae-acts-1-14-1967.jpg

Toile de Dali

Nous voici réunis, ce jour de Pentecôte,
Attendant que l’Esprit nous donne du talent.
Matthieu veut être juste et Marc être galant,
Luc aimerait savoir préparer l’entrecôte,

Jeannot courir sans être essoufflé dans les côtes,
Pierrot plus aisément convertir le chaland,
Jacquot voir des Romains devant lui détalant,
Venez, divin Esprit, venez, soyez notre hôte!

L’obscurité se fait dans un souffle qui gronde.
Soudain, des traits de feu, issus d’un autre monde,
Viennent toucher chacun de nos fronts de pécheurs.

Chacun gagne un lexique, un style, une grammaire,
S’ajoutant au parler qu’il tenait de sa mère :
Douze apôtres, dès lors, seront douze prêcheurs.

Cochonfucius

 

Aucun regret

Peterston+Super+Montem+gravestone+1.JPG

freestgeorges.blogspot.fr

Elle s’est enduite d’un baume anti-solaire
Qui chasse également les culex voletants
Tout on long du ruisseau qui dévale en chantant
Le flanc de la montagne où repose sa mère.

Quand elle lui fit part de son cancer, tremblèrent
Toutes ses fondations, si solides pourtant,
Du moins le croyait-elle à presque quarante ans.
Elle était secouée et quelque peu amère ;

On l’avait prévenue qu’à fumer à ce point,
Un jour apparaîtrait sur ses poumons des points,
Mais ça ne semblait pas atteindre ses oreilles.

Enfin devant sa tombe, elle tait tous ses sons,
Car elle croit entendre une douce chanson,
Fredonnée de sa voix à nulle autre pareille.

Vincent

Menace

La_Faute-sur-Mer.png

Blason de La Faute-sur-Mer  (Vendée)

Alors que l’angoisse nous serre la gorge et
Qu’il nous faut défier la peur, dans une coquille
De noix zigzaguant entre des monstres sans quille:
Barques, porte-container et pétroliers,

Lorsque dans la coupole du ciel, la tête aux
Yeux perçants fixe la pensée découragée
Qui explore les vastes lacunes du haut
Spectacle infini de la vie, les chevaliers

De la paix, ceux qui ne sont pas du monde mais
Qui le servent, reviennent. Une petite brise
Parcourt doucement le long du fleuve où renaît

Une énergie qui régénère et forme un être
Nouveau, du sol du coeur humain. Mais cette paix
Là, n’est pas comme la tranquillité terrestre.

Pierrette

______

Parti d’or et d’azur au soleil non-figuré de gueules chargé
d’un bateau d’or à deux voiles cousues d’azur, brochant sur la partition.
(Le blason est en enquerre)

Le sonnet de Aël: la fin du phénix.

blason-de-ac3abl-vivent1.png

image de l’auteur

Le suave parfum de toutes les fleurs est pur
Quand la campagne est dans l’innocence d’antan.
Voilà qu’arrive le grand amour du printemps
Dans le ciel clair d’un transparent bleu d’azur.

Les belles roses d’argent et aux boutons d’or
Reflètent les vagues rayons du soleil d’or.
Un beau lys d’or au milieu de cette beauté
Fait un chemin semé d’embûches mais parfait.

Vois le majestueux phénix brûlant, tout-feu
Et tout-flamme, surmonté d’une couronne,
Qui regarde à travers la grandeur des cieux.

De toutes ses forces il tente en vain de renaître
De ses cendres, mais comme tout autour de lui
Le beau phénix, brûlant de joie, s’éteignit.

Aël

______

D’argent au phénix de gueules becqué et langué d’orangé, issant d’une flamme et surmonté d’une couronne du même, au chef d’azur chargé d’une fleur de lys d’or accompagnée à dextre et à senestre de deux roses héraldiques du champ boutonnées et feuillées d’or aussi.

Le sonnet de Maxime.

maxime-b

image de l’auteur

Un beau jour le roi lion reçut un marteau
Sur la tête et ce beau roi s’évanouit.
Il était le père de deux très beaux jumeaux.
Keu, son vassal, le réveilla dès qu’il le vit.

Les deux fils apprenant cela vinrent aussitôt,
Affolés. Le roi dit: « Écoutez, les jumeaux,
Faites preuve de maturité car je meurs ».
Les enfants crurent que cela était un leurre.

« Ah! père tu penses évidemment nous duper! »
En coeur et à l’unisson, ils ont ri, joyeux.
De fait le lion fut rapidement furieux.

Mais chacun eut quand même sa propre partie
Du royaume, puis l’un d’eux s’évanouit…
Cette histoire se répète infiniment…

Maxime

_____

Tiercé en pairle, le 1 de sinople chargé d’une couronne, le 2 et le 3 d’azur aux deux lions rampant affrontés armés d’argent langués de gueules, le tout d’or.

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.