Trancheur de mondes

aycu

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Il frappe sans faiblesse, aussi, sans barbarie ;
Il tranche une planète et ce qui tourne autour,
Et des soleils, peut-être, ensuite auront leur tour,
Tant pis pour les vivants si ça les contrarie.

Sa force avec le temps ne sera pas tarie ;
Car il semble, plutôt, qu’elle croît jour par jour.
Des bardes ont maudit le lieu de son séjour
Et ses goûts destructeurs, qui jamais ne varient.

On prétend que jadis l’ange fut amoureux,
Mais qu’il fut abusé par des mots doucereux
Dont Cupidon parfois à tort se recommande.

Or, il a maintenant son épée à la main
Et se conduit toujours en vengeur inhumain ;
Quand s’apaisera-t-il ? Chacun se le demande.

Cochonfucius

Arbre immémorial

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L’arbre d’Eden, jamais on ne le taille ;
Aucun oiseau jamais n’y vient chanter,
Sauf le corbeau qui dit, vaille que vaille,
Les mots d’Edgar qu’il sait bien réciter.

Cet arbre-là n’est pas une antiquaille,
Ça fait longtemps, certes, qu’on l’a planté,
Siècles de paix et siècles de batailles ;
Mais son grand âge est en bonne santé.

En ce jardin ne survient plus de guerre,
Le père Adam n’est plus sur cette terre ;
Même on n’a pas gardé son cabanon.

L’arbre est magique et connaît plusieurs choses,
Il comprend mieux les effets que les causes ;
Les fils d’Adam ne savent plus son nom.

Cochonfucius

En réponse à « Cheval de Romulus et cheval de Rémus »

ayxapie

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Lorsque leurs maîtres sont absents,
Sur une steppe ils vont dansant ;
Mais leur danse est un peu subtile,
Car ce sont des chevaux pensants.*

Malgré le bruit assourdissant
De leur danse, c’est saisissant
De constater que le dactyle
Est leur rythme épanouissant.

Pierrette

*Cochonfucius

Étoile de sinople

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De cet astre étonnant les planètes s’enfuirent ,
Sauf la troisième, où vit le rhapsode Porcus
Avec son souverain, le roi Diplodocus ;
Ces deux gaillards, dit-on, sont de vieux durs à cuire.

Ils n’ont presque jamais d’affaires à conduire :
Ils retournent la terre, ils plantent des crocus,
Ils regardent tomber les feuilles d’un ficus,
Ils parlent à l’ondine afin de la séduire.

Le dieu de cette étoile est un monstre poilu
Qui déchaîne souvent son esprit farfelu ;
Quelques sorts malveillants vers la planète roulent.

Quand même, on l’aime bien, ce grand astre qui luit,
La planète en effet ne serait rien sans lui,
Ni son noble jardin où quatre fleuves coulent.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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