De l’âme et du coeur

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L’âme, autant que le coeur, sourit dans les étreintes ;
Aussi, au souvenir d’une amie qui passa
Et qui dans la mémoire un long sillon traça,
Ou d’astres dont, peut-être, est la lumière éteinte.

Or, dans le souvenir, bien des choses sont peintes,
Choses qu’on observa, choses que l’on pensa ;
Les traits que Cupidon autrefois nous lança
Nous procurent toujours une douleur non feinte.

L’âme et le coeur sont là, dans le déclin du corps,
Dont le regard, parfois, se tourne vers la mort
Qui leur dit quelques mots, sans qu’ils ne lui répondent.

Et l’un pour l’autre, ils sont des plus attentionnés ;
Ils ont un peu d’humour, je veux le mentionner,
Un modeste reflet de l’ironie du monde.

Cochonfucius

 

Serpent de juillet

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De gueules, ce reptile, et de mélancolie !
Seul dans le vieux Jardin, il ne sait où il va,
À ses désirs, jamais personne ne se plie.
Quand il se souvient d’Eve, il pense qu’il rêva.

Ce sont pourtant des jeux qui jamais ne s’oublient,
Ni le goût du beau fruit qu’un Père cultiva,
Ni le goût du péché, qui au plaisir se lie
Chez l’homme que nul ange ici ne préserva.

Branche qui désormais de nouveaux fruits arbore,
Crois-tu que des pécheurs vont t’aborder encore,
Admirant ta douceur et ta docilité ?

Tu n’as plus de clients, tu ne pourras rien vendre,
Mais le vent de l’Eden te dit des choses tendres,
Comme jadis, ému de ta fragilité.

Cochonfucius

En réponse à « Albusromulus et Remusaureus »

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Nobles jumeaux d’or et d’argent !
Ce sont d’assez bons dirigeants ;
Mais ils n’ont jamais de finances
Pour soutenir les indigents.*

Albusromulus enrageant,
S’en va, cela est affligeant,
Si bien que seule, la science
Pourra rassurer tous les gens.

Pierrette

*Cochonfucius

 

Portail hyperspatial

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Par ce portail ouvert, tu vas vers d’autres mondes
Qui sont loin de Paris, qui sont loin de Bordeaux ;
Ainsi qu’un naufragé sur son léger radeau,
Tu poursuivras fort loin ta route vagabonde.

Les poissons, bondissant de la mer peu profonde,
Regarderont ta nef vive comme un oiseau ;
Puis ils se cacheront derrière des roseaux,
Timides comme ils sont, ces habitants des ondes.

Aucun être indiscret ne marche sur tes pas ;
Lent sera ton trajet, ça ne te gêne pas,
Car tu te sens chez toi dans ces beaux paysages.

Mais pour un tel parcours, n’es-tu pas un peu vieux ?
— Jeunes gens ou vieillards, nous sommes de passage,
Des rêveurs du chemin, des errants sous les cieux.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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