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C’est un grand physicien qui médite en silence.
Il fabrique un atome, il en rêve la nuit ;
Les électrons furtifs se déplacent sans bruit,
De tous les neutrinos absorbant la puissance.
Vivant avec les quarks en bonne intelligence,
Amoureux du photon qui jamais ne leur nuit,
Les positrons, heureux près du boson qui luit,
Goûtent de leur noyau la savoureuse essence.
Mais où va donc aller cette troupe ravie ?
À transiter vers quoi consacrent-ils leur vie ?
Ce bizarre univers, serait-ce leur prison ?
Le physicien est là, sa pipe est allumée
Dont bien sereinement s’envole la fumée,
Comme paisiblement s’engourdit sa raison.
