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Ce grand roi nébuleux ne vit pas sur la terre ;
Il n’aime point la grêle, il en fait pour autrui,
Car il n’en a jamais aucun besoin pour lui ;
Il lance les grêlons, comme de lourdes pierres.
C’est la terreur de l’aigle aux effrayantes serres,
C’est de la destruction, c’est un horrible bruit,
Maudit soit ce monarque, un démon le conduit,
Et le roi de l’averse est bien plus débonnaire.
Quelques-uns ont voulu l’attaquer au canon
Mais sans même froisser son obscur gonfanon ;
Ce roi, sans rémission, s’acharne sur ses proies.
Montons, pour l’observer, au sommet d’une tour,
Voyons-le dévaster la campagne alentour
Et prions Jupiter afin qu’il le foudroie.
