Mouchoir de sinople

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image de l’auteur

Le roi la fit dame de ses pensées ;
La reine qui s’en aperçut un jour
A réclamé la fin de cet amour
Qu’elle trouvait une chose insensée.

Comment finir cette oeuvre commencée,
Maîtresse et roi, deux différents séjours,
Séparation sans espoir de retour,
Grande pitié, ces âmes offensées !

En quelle année reviendra leur saison ?
En quel été reviendront leurs moissons ?
Pas de saison, pas de jour, pas d’année,

Même couchant pour eux quand vient le soir,
En même rêve ils peuvent se revoir ;
Mais le bonheur n’est pas chose donnée.

Cochonfucius

Un primate, une lionne, une licorne, un chien

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Toile de Dali

Allons marcher, dit-il, au long de cette plage,
Sans nos enfants, sans rien de notre quotidien,
Sans rien que ces deux coeurs, moi le mien, toi le tien,
Au ciel nous accompagne un très petit nuage.

En rêve nous serons deux animaux sauvages,
Un primate, une lionne, une licorne, un chien,
Sans pouvoir distinguer ni le mal, ni le bien.
Seulement le désir, le plaisir, le naufrage.

Ah, mais je suis trop vieux, j’ai vécu dans le vague
Pour la plupart du temps, ces jours, et je divague.
Je ferais mieux d’aller dormir dans un grenier.

Pourtant ta voix m’attire, elle m’éveille au monde,
C’est la voix d’une muse à nulle autre seconde,
Je frémis à l’entendre, et je ne puis le nier.

Cochonfucius

Le désir: la vie veut et sait.

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Blason de la Maison du Hamel

Notre société voudrait nier la mort
Et la souffrance, pourtant rien de sérieux
Ne change dans l’existence sans que d’abord
L’on vive une profonde souffrance ou mieux,

Un grand amour. Nos souffrances, nos anxiétés
Restent des voies par lesquelles on peut retrouver
Les vrais sens du désir de vivre. Ce qui est
Intéressant, ce n’est pas de consommer mais

De désirer et de chercher les reflets d’une
Certaine lumière qui ne s’arrête pas
À L’apparence de nos besoins d’infortunes.

« Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais
Déjà trouvé »* . L’être vivant apparaît comme
Un vouloir attaché à un savoir abstrait.

Pierrette

(À suivre)

*Pascal

 

 

 

 

 

 

 

Moineau-girafe des Amériques

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image de l’auteur

Le grand moineau-girafe, il vit aux Amériques :
De gueules, son plumage est un fort bel habit
Car on a l’impression qu’il est fait de rubis ;
Il parcourt les forêts, disant des chants lyriques.

Il pense à son cousin, le moineau d’Armorique
Qui dans son vaste nid range tout un fourbi
(Ça peut toujours servir, tel est son alibi)
Et qui caresse aussi des projets chimériques.

Ils s’entendent fort bien, ces deux moineaux moqueurs,
Car ils ont en commun la poésie au coeur,
Ainsi que la saveur des errances lointaines.

Or, qu’est-ce que ce monde, une farce, à leurs yeux,
Ainsi méditent-ils, buvant à des fontaines
Dont le sombre bassin reflète d’autres cieux.

Cochonfucius

 

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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