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Dans ce manoir, il a passé sa vie,
Sans être atteint d’aucun mal douloureux ;
Car il n’eut pas de maîtres rigoureux,
Il ne fut point une bête asservie.
Or, notre époque est assez obscurcie,
Et rien n’y vaut un vieux manoir ombreux ;
Nul n’y subit de songes ténébreux,
Les destinées n’y sont pas endurcies.
Qu’il est heureux, ce primate, ici-bas !
Il ne craint pas le jour de son trépas,
Ayant toujours bien employé ses heures ;
Et même moi, qui aime la rigueur,
Je voudrais vivre en pareille langueur,
Et que ma poésie jamais ne meure.

Une réflexion sur « Singe du duc »