LA FEMME A BARBE, UN MYTHE A RÉALISER: BABA YAGA

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image de Pierrette

Un bel après-midi de balade en forêt
M’a mené malgré moi vers d’étranges sentiers…
Allongée un instant sur un petit talus
Pour rêvasser et délasser mon dos fourbu,
Je me levais soudain ; empruntais un chemin
Dans la douce pénombre d’un petit bois de hêtres.
L’air, nimbé de magie, comme un guide certain,
Attirait tout mon être.
J’ai marché, sereine, sans doute aucun.
Je ne savais pas encore que je la verrai
Aussi parfaitement que je l’avais rêvée…
Au milieu de la sente, s’ouvrait une clairière
Cernée de hauts buissons comme d’une barrière.
Quelque druide amoureux a bâti en ce lieu,
Avec dévotion et grande application,
Une charmante petite habitation
Toute de branches et de feuilles de lierre tressées.
Les lignes en sont si pures, les courbes si sacrées
Qu’en un instant j’ai su qu’ici elle vivait.
Face à cet abri, s’élevait, droit, un chêne.
En ses hauteurs elle m’attendait, immobile…
À son observatoire ancestral enlacée,
Comme un bijou ancien accroché à sa chaîne,
Sauvage et silencieuse, gironde mais habile ;
Elle reste invisible au promeneur distrait.
Mais Elle m’a choisi ; m’a mené jusqu’ici.
Je l’ai enfin trouvée, à mes yeux révélée !
Vieille Beauté qui incarne la Mère,
Elle arpente depuis toujours la Terre…
Millénaire et souterraine,
De toutes les femmes elle est Reine.
Bienveillante et douce, tout le jour durant,
Elle est féroce et crue au soleil couchant…
Détentrice de nos puissants savoirs,
Révélatrice de nos vivaces forces,
Oserais-je l’approcher dans le noir
Et vibrer à l’Unisson de la Boue et l’Écorce ?
Grande Louve, terrible et rieuse,
Serais-je, pour toi, une disciple courageuse
à qui tu ordonneras par delà les mots :
« Chante la chanson des vivants et des morts.
Danse et ris sur les Os, invoque leurs trésors ! » ?

Gracie de la Nef

LA FEMME A BARBE, UN MYTHE A RÉALISER: Mélusine

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image de Pierrette

Quand mon regard te croise
Tout s’étouffe en ma gorge ;
Ta lumière interroge
Ma peau, mon cœur, mon âme.
Tes yeux sont mes fantasmes,
Tes mains sont mes morsures ;
Mes rêves en sont remplis.
M’agrippant à ton cou,
J’y plonge … Et me désole
Quand je dois m’éveiller.
Tout ça me rendra folle,
Puisses-tu l’exiger.
J’en suis sûre, tu voles
Nonchalante et heureuse.
Je ne peux qu’implorer
Ta présence radieuse.
Conte-moi tes mystères,
Tes secrets séculaires
Offre-moi ton image
Que j’aie le courage
De te ressusciter chaque soir
Pour enfin tout savoir !

Gracie de la Nef

LA FEMME A BARBE, UN MYTHE A RÉALISER: La Mandragore

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image de Pierrette

Enracinée dans le désir,
Mandragore s’étirait
Aux pieds de l’Arbre et de l’Homme;
Jumeaux difformes.
Avide, elle a bu leur sève ;
Ardemment…
Et l’Arbre s’est effeuillé ;
Et l’Homme s’est desséché.
Meurs vil humain ! Meurs pauvre chêne…
En un seul souffle les jumeaux vont au trépas,
Dévorant leur ultime haleine ;
Triste repas.
Mandragore a volé, à ses amants, leurs veines…
depuis, j’ai découvert dans une antique forêt
Le vestige de ce conte de fée.
Un arbre décharné retient sur son vieux corps
Le tronc, jeune et ferme, d’un homme mort.
Et je rêve éveillée à cette Mandragore
Qui résume à ses lèvres la naissance et la mort.

Gracie de la Nef

Nelligan de Pâques

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Toile de Francis Bacon

Le fils du charpentier n’a pas dit « Prends l’argile
Et fais-en ma statue pour orner les couvents ».
L’homme n’est point censé se prosterner devant
La représentation d’un prophète fragile.

Il fut sage penseur à l’expression subtile,
Et métaphysicien, et rhapsode rêvant,
Cet auteur a laissé souffler sur lui le vent
De l’Esprit. La lecture était, pour lui, facile

De la réalité, des devoirs et des droits,
Car il n’est point monté par hasard sur la croix,
Nouvel arbre dressé au jardin de son père.

Apprenons la leçon de l’héritier pensif :
L’adoration n’est pas dans les cris convulsifs,
Mais dans l’acceptation d’un quotidien calvaire.

Cochonfucius

Agonie à Roncevaux

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image de l’auteur

C’est le comte Roland, où donc est sa grandeur ?
Ce vaincu, ce mourant s’appuie contre une souche,
Son orgueil avec lui se flétrit et se couche,
Le voici regrettant son ancienne verdeur.

Or, en nulle occurrence il n’a manqué d’ardeur,
Mais le doigt de la Mort en cet instant le touche,
Plus d’épée en sa main, plus de cor en sa bouche,
Mais des membres mourants où s’en vient la froideur.

À Roncevaux, pourtant, sereine est la nature
Qui de son Créateur est une portraiture ;
Car jamais on ne vit un ouvrage plus beau.

Le poète impérial prépare une louange,
Les peintres de la Cour pensent à des tableaux,
Et, dans le ciel de Dieu, j’entends prier les anges.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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