Le blason-sonnet de Mathilde H. de la 5e2

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L’hermine

Une hermine courait dans le champ de ma ville,
Nous étions la veille de Noël, nuit glacée.
L’hermine frappa à ma fenêtre gelée,
Et c’est vrai, elle me fit hausser du sourcil.

Voulut-elle me faire partir en exil?
Je l’ai suivie quand elle a pris un sentier
Se muant alors en une femme bronzée,
Sa chaleur me fit me sentir comme en avril.

Ce doux plaisir ne dura que quelques minutes,
Elle se transforma en une fleur de lys
Qui avait la couleur de ses si beaux iris.

Je coupai la fleur puis l’emportai chez moi
Mais je ne pus la contempler que quelques jours.
Ainsi, j’ai aimé une femme comme moi.

Mathilde

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Parti d’azur et d’argent, le 1 à la fleur de lys d’or, le 2 à l’hermine de sable.

L’ouroboros de Piaf-Tonnerre

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Piaf-Tonnerre, au moment de franchir le désert,
Choisit pour compagnon le chercheur de lumière,
Celui qui ne craint pas les froides fondrières,
L’ouroboros, connu pour ses talents divers.

Il en existe peu dans ce vaste univers,
Car ils ont disparu depuis l’Âge de Pierre ;
Ils n’ont pas su garder leur âme prisonnière
Dans un corps asservi à ce monde pervers.

Les mots que Piaf-Tonnerre écrit de son calame
Ont paru convaincants à cet être de flammes
Qui le suit comme un chien, la nuit comme le jour.

Le serpent, regrettant la vestale dorée
Qui au premier jardin par lui fut adorée,
S’accoutume pourtant à cet autre séjour.

Cochonfucius

Nef des coquillards

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La nef des coquillards, étrangement bâtie,
Navigue pour trouver le bénéfique lieu
Ou le petit caillou fut lancé par un dieu
Auquel leur confrérie s’est toute convertie.

Depuis longtemps déjà, cette nef est partie,
Et même quand la nuit la dérobe à nos yeux,
Nous savons qu’elle avance et vogue sous les cieux ;
Plus d’une mouette, au large, en est fort divertie.

Allez-y, coquillards, nul forban ne vous suit,
Gouvernez le vaisseau qui marche jour et nuit,
Que la lune blanchit, que le soleil enflamme.

Trouverez-vous bientôt, dans votre éloignement,
Le caillou transcendant qui plairait à votre âme ?
Si quelqu’un l’avait pris, quel terrible tourment !

Cochonfucius

Un oiseau lacanien

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Le faucon lacanien est un buveur de sève,
Il en fait du nectar, il la transforme en sang,
Il est Horus, le dieu dont le monde est le rêve,
Il parcourt le cosmos de son vol incessant,

Il franchit la montagne et plane sur la grève
Où voudraient l’affronter mille démons pensants ;
Il tourne autour d’une île, il plonge et puis s’élève,
C’est Horus le vainqueur, c’est Horus le puissant;

Nul tigre ne surgit pour le mordre à la gorge,
Il ne craint aucune arme issue d’humaine forge,
Il est maître du temps comme des éléments.

Le peuple contre lui jamais ne se soulève,
Son prêtre dit pour lui des oraisons, sans trêve :
Hathor, la Sainte Vache, en fera son amant.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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