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Il ne s’agite point, je crois qu’il a raison ;
Jadis il s’amusait avec un fil de laine,
Il parcourait la rue, il explorait la plaine
Où paissent les brebis à la fine toison.
Mais ce fut autrefois, en sa jeune saison ;
Il ne pratique plus ces activités vaines,
Préférant cultiver sa réserve hautaine,
Dormir autant qu’il veut, régner sur ma maison.
Tant mieux pour vous, souris ! Heureuses d’être au monde,
Vous menez votre vie périlleuse et féconde
Sans craindre désormais le félin désarmé.
Au-dessus du jardin, j’entends gronder l’orage
Et les petits oiseaux ont quitté ces parages ;
Le chat fuit cet endroit qu’il avait tant aimé.
