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La grande ambimatrone a des regards pensifs,
Surtout quand elle écoute une chanson bretonne
Dont le langage simple et le son monotone
Sont portés dans les airs par un barde poussif.
Tu ne lui verras pas de gestes compulsifs,
La paix règne en son âme, et la brise d’automne ;
Elle vit sans émoi, presque rien ne l’étonne,
Elle qui ne craint pas les discours corrosifs.
La grande ambimatrone est grave, mais pas triste ;
La noirceur en son coeur jamais on ne dépiste
Ou bien, à la rigueur, à titre de de loisir.
J’aime bien rencontrer cet être insaisissable ;
Dans les jours où ma vie coule comme du sable,
Sa présence apaisante est comme un frais zéphir.
Cochonfucius