
Composition de Cochonfucius
Le rhapsode a tant écrit
Qu’il ne connaît plus ses lettres :
Il confond le néant, l’être,
Et la musique et le cri.
Mais qu’importe son sort si nous aimons qu’il chante !
La nature avec lui ne fut point fort méchante.
Le rhapsode a tant parlé
Que seulette, en sa mémoire,
Lui revient la même histoire :
Le restant s’en est allé.
Mais qu’importent les mots, c’est une chose adverse ;
La chose favorable est le vin qu’on lui verse.
Le rhapsode a pour garant
Le souvenir nostalgique
D’un moine au regard tragique,
D’un théologien errant,
Fort en métaphysique et douteux en sagesse,
Mais qu’importe la foi, nous avons l’allégresse !
