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Sur la planète Avril sont des humains placides
Qui rêveraient pourtant d’être des chevaliers
Pour voir cet univers à leurs lois se plier ;
Mais ils sont abrutis par leur climat torride.
Il ne cultivent rien dans leurs steppes arides ;
Ils n’ont point de pommiers taillés en espalier,
N’élèvent pas non plus d’animaux familiers,
Leur vie est sans objet, leur existence est vide.
Ils maîtrisent pourtant la plume et le pinceau ;
De musique classique ils jouent quelques morceaux,
Cependant, tout cela les rend mélancoliques.
Je ne les juge pas, ni ne leur donne tort,
Car leurs jours ont aussi des côtés bucoliques,
Sans beaucoup de travail et sans la soif de l’or.
