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Il rêve qu’on l’invite à manger des poussins ;
Mais un coq menaçant soudain vers lui se penche,
Alors il n’a plus qu’à sauter sur une branche
Et s’y tenir perché comme un sphinx abyssin.
Puis il rêve qu’il dort, blotti sur un coussin
Qui par magie devient un champ de neige blanche,
Mais il s’en va plus loin, craignant les avalanches,
Puis il croit s’éveiller près de mon traversin.
Une gaîté féline emplit son âme sombre,
Ses deux yeux, brusquement, ont illuminé l’ombre,
C’est le lever du chat, c’est le moment des jeux ;
D’autres songes viendront, dans un autre registre,
De jardins assombris, de matins orageux ;
Le chat reste serein, dans son rêve sinistre.
