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Dieu se souvient de toi, Florence au teint de rose,
Toi qui si fréquemment as surmonté le mal ;
Il peut voir que ton âme est une fleur éclose
Malgré le ciel obscur et le froid hivernal.
Tu connais l’Écriture et les savantes gloses,
Celles que mit en oeuvre un esprit monacal ;
Tu connais l’Adversaire et ses métamorphoses
Et les moindres recoins du domaine infernal.
Tu n’as jamais commis le péché de luxure,
Ni laissé triompher le diable tentateur ;
Nous reconnaissons là ta vaillante nature.
Lorsque redescendra le Fils consolateur,
Il t’accompagnera, sans te laisser seulette,
Vers un jardin magique où les anges volettent.
