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Cette chapelle, c’est un temple de porphyre,
On y voit la déesse aux longs cheveux frisés ;
Et, sur les parchemins que les trolls aiment lire,
Chacun peut admirer un lettrage irisé.
La foule y entend même un démon qui soupire,
Qui jadis fut un dieu, lui, le mal avisé ;
Loin de les attrister, cela les fait sourire,
Car leur esprit moqueur n’est jamais épuisé.
Le démon dit : « Jadis, je fus un capitaine,
Je conduisais des trolls aux batailles lointaines ;
La déesse prétend qu’elle ne le croit pas. »
Il tourne vers le mur son dur profil morose,
Attendant son départ pour le monde d’en bas,
Le territoire obscur où finit toute chose.
