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Quelques joueurs de dés s’abreuvent au printemps
Dans la vieille taverne, à tête reposée ;
La pratique du jeu n’est pas bien malaisée,
On réserve au vainqueur un triomphe éclatant.
Accoudé au comptoir, son noble coeur battant,
Il songe à la patronne au regard de rosée ;
Et si sa chance au jeu par elle était brisée,
Les trois dés cesseraient, pour lui, d’être importants.
Il contemple, pensif, le patron qui travaille
À porter aux enfants leurs verres et leurs pailles,
Aux parents un café qui bientôt refroidit.
C’est un estaminet, ce n’est pas un taudis,
On entend d’un marin la parole brumeuse
Qui parfois fait rêver notre aimable serveuse.



Une réflexion sur « Quatre cent vingt et un »