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Le noyau planétaire est en chrysobéryl ;
Sur les trois continents, que le vin rouge arrose,
On entend résonner la chanson d’une rose,
Reprise, un ton plus bas, par des monstres virils.
Au fond des océans sont des poissons d’avril
Qui pondent chaque jour une savante prose ;
C’est pour eux le moyen d’étaler leurs névroses
Et de nous alerter sur différents périls.
Ils ont un empereur, mais qui ne sert à rien,
Qui se voudrait parfois leader prolétarien
Et parfois se limite à contempler les mouches.
Sur la lune d’azur, dit-on, ce n’est pas mieux :
Leur auguste monarque est un bon petit vieux
Qui, les trois quarts du temps, dort ainsi qu’une souche.
