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L’inframonde possède un firmament sans joie ;
Oiseau, tes jolis chants, tu peux leur dire adieu,
Seuls les cris des démons résonnent en ce lieu
Et si le cygne y tombe, il suffoque, il se noie.
Or, en ce ciel maudit, comment tracer ta voie ?
Tu devras observer les nuages de feu
Et l’infralune aussi, qui nous console un peu ;
Merci au vieux Newton qui cette sphère envoie.
Sur tes plaisirs d’antan tu peux tirer un trait,
Tu ne les verras plus, ni de loin, ni de près,
Ne les regrette point, tu fus en leur servage.
Oiseau, sois attentif au rêve qui te suit,
Laisse les Vérités retourner dans leur puits ;
Elles sont, comme toi, des oiseaux de passage.
