
image de l’auteur
Neveu du charpentier, pitoyable démon,
Tu voulais tourmenter les peuples de la Terre ;
Ton ombre volontiers se cache au fond d’un verre
Et vagabonde aussi par les bois et les monts.
Mais ton cousin n’est pas un juge trop sévère,
C’est un seigneur d’amour, un Maître de pardon ;
Nous trouvons la douceur en ses sages sermons,
Et c’est dans bien des cas, le pécheur qu’il préfère.
Ta force tentatrice a du pouvoir sur ceux
Qui par amour du gain deviennent tes complices ;
Mais ils sont en danger d’endurer des supplices.
Ainsi devront souffrir les hommes paresseux.
Et ceux qui trop souvent ont omis d’être braves ;
Mortels, songez-y bien, c’est une chose grave.

2 réflexions sur « Le neveu du charpentier »