
nra.fr
Le capricorne bûcheronne,
Berçant la chouette qui ronronne
En rêvant aux stridulements
De la cigale fanfaronne.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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Le capricorne bûcheronne,
Berçant la chouette qui ronronne
En rêvant aux stridulements
De la cigale fanfaronne.

image de l’auteur
Le Pays Basque où je suis parti en vacances
La vie là-bas est bien mieux qu’à Valence.
Nous allions à Bayonne voir les spectacles
C’est bien là que je me ressourçais, sans obstacle,
Avec mon oncle. Tu m’as appris la Pala,
Tu me parlais, en riant, je disais blabla…
Nous observions les moutons à la campagne,
Nous marchions des heures dans la belle montagne.
Oh! le Pays Basque n’est pas grand mais si beau.
Tous deux nous partions à la pêche aux bigorneaux
Et nous croisions des personnes plutôt gentilles.
Dans les jardins nous ramassions des citrouilles
Ce blason du beau pays dont je rêve tant
Me laisse un peu avec toi pendant quelques temps.
Nicolas
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De gueules à une croix d’or posée en sautoir chargée d’une croix d’argent.

greatloopadventure.com
Une brume épaisse environne,
De gros hors-bords, sur la Garonne,
Ils couleront probablement,
Si par malheur ils s’éperonnent.

Introduction :
L’alise est le fruit de l’alisier, arbre qui mesure généralement une vingtaine de mètres de haut, et peut vivre une centaine d’années. Il vit principalement en forêt et apprécie les lisières, clairières et trouées qui lui fournissent de la lumière. Ses feuilles, caduques, sont vert foncé, de 5 à 10 cm de long. Des fleurs blanches apparaissent en mai, pour ensuite laisser place à des petites baies brunes. Ses baies s’appellent « alises » et sont portées en grappes.
(https://alimentation.ooreka.fr/astuce/voir/488125/alise)
Tableau 1 :

De gauche à droite :
Chatsam (2008) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ailly-sur-Somme
Daniel Juric (2010) : http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=130
William Vaudron (2012): https://fr.geneawiki.com/index.php/80011_-_Ailly-sur-Somme
Arcady Voronzov: http://www.armorialdefrance.ru/communes/95-somme
Blasonnement:
De gueules aux deux branches d’alisier d’argent passées en sautoir, au chef échiqueté d’azur et d’argent de trois tires. (Wikipedia)
De gueules à deux branches d’alisier d’argent passées en sautoir; au chef échiqueté d’argent et d’azur de trois tires. (Daniel Juric) (William Vaudron) (Arcady Voronzov)
Tableau 2 :

De gauche à droite :
© Christophe Le Bellec : http://www.tchinggiz.org/heraldique/blason-ville-ailly-sur-somme.html
(Feuilles de sorbier dans ce blason)
Photo P.Lenne : http://remus80.eklablog.com/ailly-sur-somme-a125931372
Site communal (bulletin municipal) : http://www.mairie-ailly-sur-somme.net/
http://armoiries.free.fr/armoirie/generation_armoiries.php?insee=80011
Tableau 3 : Famille d’Ailly, d’Ailly d’Annebault :

De gauche à droite :
Twocats (2014): https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_famille_d’Ailly.svg
(Feuilles de sorbier dans ce blason) (Origine Spedona (2008) avec échiqueté inversé)
Blason dessiné par O. de Chavagnac pour l’Armorial des As : dechav.free.fr
Jean-Marie Poutrain : http://jm.poutrain.free.fr/blasons/svg/valenciennes_blasons.html
(Branches d’olivier dans ce blason)
Hervé Dupuis : https://www.armorialgeneral.fr/ (armorial en ligne fermé)
Ghislain Lancel : http://g.lancel.free.fr/seigneurs/1379 arm_rayneval_ailly_mailly.php
Conclusion :
La ville d’Ailly-sur-Somme s’est donc attribuée les armes de la famille d’Ailly, originaire de la ville d’Ailly-le-Haut-Clocher, aussi dans la Somme.
L’échiqueté est souvent « d’argent et d’azur », parfois « d’azur et d’argent ». Cette remarque est valable pour les d’Ailly répertoriés par JB Rietstap (1828-1891) dans son armorial.
Par contre les branches sont toujours des branches d’alisier, tantôt en sautoir, tantôt en double sautoir.
D’autre part il n’est jamais fait mention de grappes d’alises.
Une chose est sûre : les différents dessinateurs s’en sont donnés à cœur joie. J’ai rarement vu autant d’interprétations différentes pour un même blason.
Photo :

https://www.jardindupicvert.com/arbres/346-alisier-blanc-majestica-.html


image de l’auteur
Ce roi dépourvu de couronne
Voit dans les lieux qui l’environnent
De quoi vivre aussi simplement
Que les poissons dans la Garonne.*
Il oublie les gens qui claironnent
Tous les jours de façon poltronne,
Un tel assujettissement
Vaut moins que son chat qui ronronne.
Pierrette

image de l’auteur
Ce roi dépourvu de couronne
Voit dans les lieux qui l’environnent
De quoi vivre aussi simplement
Que les poissons dans la Garonne.

image de l’auteur
Ces trois astres rocheux sont parcourus d’orages ;
Ils dansent follement autour de leur soleil.
Nul ne peut résister aux vents qui les ravagent,
Nul n’est jamais certain d’y trouver le sommeil.
Vers ce secteur maudit, ne va pas en voyage,
D’un poète astronaute écoute le conseil ;
Bien d’autres n’ont laissé, qui là firent naufrage,
Aucune trace d’eux ni de leur appareil.
Si tu veux, si tu peux, navigue dans un rêve,
Tu auras pour mentors les ondins de la grève
Savourant du printemps la nouvelle vigueur ;
Sois cette âme inspirée dont l’audace défie
Le sombre quotidien qui nous ronge le coeur,
Invincible est celui qu’un songe fortifie.

Pierrette en Héraldie
Forêt printanière,
Le sous-bois n’est pas obscur,
L’air n’est pas humide.

Toile de Sabin Corneliu Buraga
Bébé Victor naquit,
se trouva parmi nous,
Un jour son paternel
le prit sur ses genoux
En lui disant, aussi
sérieux qu’on puisse l’être,
‘Tu ne saliras pas
le nom de tes ancêtres’.
Victor, levant les yeux
vers son auguste père,
Les a ouverts tout grands,
en muette prière,
Le père poursuivit :
‘Victor, toi, mon seul fils,
Je voudrais que jamais,
jamais tu ne mentisses.
Victor, en voiture légère,
Ecoute la voix de son père
Disant ces mots de l’Ecriture :
‘Heureux ceux qui ont le coeur pur’.
En décembre et dans la froidure
Que n’est aucune chose mûre,
Le coeur du père eut un arrêt
Quand il attachait ses lacets.
En décembre, en un froid polaire,
On l’a conduit au cimetière ;
Un oncle alors a gratifié
Victor d’un emploi de caissier.
En décembre où gèle la plaine,
Il avait dix-huit ans à peine,
Mais il écrivait proprement
Et soignait bien ses vêtements.
Il prit un logis confortable
Dans un endroit bien respectable ;
Mais le Temps mit un oeil sur lui
Comme un chat sur une souris.
Ses collègues, de joyeux drilles,
Ont voulu le mener aux filles,
Samedi soir, pour s’amuser;
Il a poliment refusé.
Le directeur dans son bureau
Fumait un cigare, et un gros.
“Victor, dit-il, il est bien brave
Mais sa timidité l’entrave”.
Victor dans sa chambre est monté,
Son réveil il a remonté,
Au lit a relu dans sa Bible
De Jézabel la fin horrible.
Ce fut d’avril le premier jour,
Survint Anne, son bel amour,
Et tous les gars du voisinage
Ont pris feu pour ce beau visage.
Le deux avril, d’une fourrure
La belle avait fait sa parure.
Victor en montant l’escalier
D’amour fut pieds et poings lié.
D’abord quand il fit ses avances,
Elle les crut sans importance.
Et puis il a persévéré,
Elle a souri d’un air gêné.
Anne se voyant dans la glace
Se dit avec une grimace :
“Barbant comme pluie, ce Victor,
Mais je me résigne à mon sort”.
Quand ensemble ils se promenèrent,
Il fit sa demande dernière,
Elle l’assomma d’un baiser
Disant “Oui, tu dois m’épouser”.
Début août ce fut leur union,
Elle a dit “Bisou, mon mignon” ;
Dans ses bras il a pris sa reine
Et la nomme Hélène troyenne.
Vers la mi-septembre suivante,
Au travail Victor se présente
A sa boutonnière une fleur,
En retard, mais de bonne humeur.
Sur sa femme il voit qu’on disserte
Auprès de la porte entr’ouverte :
“Ce vieux Victor est le dernier,
Déclarent-ils, à s’en méfier”.
Victor, immobile, en alerte
Auprès de la porte entr’ouverte
Entend un gars dire comment
En voiture être un bon amant.
Victor suit la rue du village,
Puis il se perd dans ses parages ;
Parvient aux sinistres faubourgs,
Pleurant à grands flots son amour.
Victor, faisant face au couchant,
Tout esseulé, va demandant :
“Mon père, êtes-vous dans la nue ?”
Le ciel dit “Adresse inconnue”.
Victor regarde les sommets
Que la neige orne d’un plumet :
“Père, ai-je agi à votre guise ?”
“Aucunement”, répond la bise.
Victor arrive dans les bois :
“Père, reviendra-t-elle à moi ?”
Hêtres et chênes, de leur front
Ont tremblé pour lui dire “Non”.
Victor arrive au pâturage
Où le vent produit son ramage :
“Père, mon amour fut si grand.”
“Elle mourra”, lui dit le vent.
Victor arrive à la rivière
A l’eau si profonde et si claire :
“Père, ne sais ce que je dois.”
“Tue-la”, lui dit le ruisseau froid.
Anne à une table est assise,
D’un jeu les cartes elle a prises,
Anne à une table se tient,
“Mon mari est là qui revient”.
Point n’a pris Valet de carreau
Ni l’Excuse de son tarot,
Ni Roi fou ni Dame perverse,
Mais l’As de pique à la renverse.
Victor se tenait à la porte,
Il n’a dit mot d’aucune sorte.
“Qu’avez-vous donc, mon cher époux ?”
Il n’a parlé ni peu ni prou.
A sa gauche une voix l’exhorte,
A sa droite une autre voix forte,
La voix troisième en son cerveau
Disant “Envoie-la au tombeau”.
Victor prend le couteau à viande,
Ses traits se figent et se tendent,
“Anne, il eût mieux valu pour vous
Ne jamais venir parmi nous”.
Très vite elle a quitté la table
En poussant un cri pitoyable,
Mais lentement la suit Victor,
Comme un cauchemar quand on dort.
Derrière un divan se cachant,
D’une tringle à rideau s’armant,
Ne peut fuir Victor qui la cite
Devant Dieu à être traduite.
La porte elle ouvre avec violence,
En une course elle se lance,
Victor montant les escaliers
La rejoint au dernier palier.
Le couteau au-dessus du corps,
Il entendait chanter bien fort
Le sang : “Je suis, marches rougies,
La résurrection et la vie”.
Sur l’épaule on lui mit la main,
L’hôpital au bout du chemin,
Lui, tranquille comme Baptiste,
Dit “Je suis Fils de l’Homme et Christ”.
Victor a pétri une femme
En argile, et ensuite il clame :
« Je suis l’Alpha et l’Oméga,
Celui qui tous vous jugera »
Texte de Wystan Hugh Auden
Traduction de Cochonfucius

Toile de Jan Toorop
Certains jours, le destin nous semble obscur et lourd
Et notre joie perdue sous un rideau de pluie.
Simone Weil a dit de ces sinistres jours :
Notre vie n’est pas morte, elle n’est qu’endormie.
Le soir abolira les craintes du matin.
La pesanteur d’esprit, les faiblesses charnelles,
La grâce reléguée aux horizons lointains :
Mais cette humeur n’est pas la tristesse éternelle.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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