Un conte

p1020407_paris_viii_place_de_la_concorde_obelisque_rwk.jpg

Photographie Wikipedia

Le petit chaperon rouge en allant vers la forêt n’a pas vu l’herbe qui bouge, autrement s’en méfierait.

Ce n’est pas une herbe mince mais c’est le fameux serpent qui tua le petit prince et qui te tue maintenant.

Et voilà que ton fantôme se fait manger par le loup et lui provoque un syndrôme de l’estomac plein de clous.

Le loup file jusqu’en Chine consulter un fameux psy qui tourne les pages fines d’un répertoire moisi.

Vieux loup vous allez vous rendre chez un docteur du Japon car il pourra vous apprendre à vous ouvrir le bedon.

Le loup s’ouvre la bedaine et voilà qu’il meurt aussi, il s’en revient l’âme en peine dans le bureau du vieux psy.

Alors celui-ci explique à un grand druide gaulois : Faut de la potion magique mais pas beaucoup, juste un doigt.

Le druide a dans sa recette un ingrédient mal dosé et le loup la pauvre bête en est métamorphosé.

En obélisque il se change tout recouvert d’inscriptions, Dieu que son sort est étrange, lourde sa malédiction.

Les gens de la capitale sur une place l’ont mis, de son histoire brutale jamais rien ils n’ont admis.

Selon leur dire illusoire, d’Egypte il fut apporté, je réponds que mon histoire est la seule vérité.

Cochonfucius

Dieu-bélier

emmf.png

image de l’auteur

Ce dieu qui sait son pouvoir déployer
Donne aux brebis tout ce qu’elles désirent ;
Et dans le pré, plus d’une veut l’élire
Pour compagnon, l’aimer et le choyer.

Quand à sa force, il sait bien l’employer,
Car son troupeau n’y voit rien à redire ;
Le vieux berger l’illustre sur sa lyre
Pendant sa sieste, à l’ombre d’un noyer.

J’admire aussi ce bélier que j’adore,
Et j’aime voir un dieu survivre encore,
Un être pur, sans honte et sans bassesse.

À ces moutons, du bonheur adviendra
Ce dont aucun d’entre eux ne se plaindra ;
Et je le sais, car ils chantent sans cesse.

Cochonfucius

Les éléphants trempent leur trompe

malbuisson.png

image de l’auteur

Les éléphants trempent leur trompe
Au bord du grand fleuve africain ;
Et plongé dans un vieux bouquin,
J’admire le jour qui s’estompe.
*
Mille animaux viennent qui pompent
De quoi désaltérer chacun ;
Les éléphants trempent leur trompe
Au bord du grand fleuve africain.
*
C’est lundi, si je ne me trompe,
Au labeur s’en vont les péquins ;
Un pluvian gambade, taquin.
J’aime ces monstres psychopompes,
Les éléphants trempent leur trompe.

Cochonfucius

 

Après la mort du fils du charpentier

remords-dali.jpg

Toile de Salvador Dali

— Maître, un caveau n’est point fait pour que l’on en sorte ;
L’intérieur n’en est pas éclairé de flambeaux.
Celui qui dort dedans n’ouvre jamais la porte,
Ni ne court au jardin se changer en corbeau.

— Apôtre, tu n’as vu que l’absence au tombeau.
Ton imagination vers un mythe t’emporte ;
Auprès des Égyptiens tu en prends des lambeaux,
Rêvant que la magie ranime la chair morte.

Mais que dire de plus ? C’est humain, d’espérer ;
D’afficher cet espoir où sont les enterrés,
D’en colorer le deuil, d’en adoucir nos larmes ;

De faire taire ainsi les plus noirs des remords,
De garder pour toujours notre coeur en alarme ;
Charpentier, ne dis rien sur cela : tu es mort.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.