
Illustration de Franck Bohbot
La terrasse de l’Est, avec ses marronniers,
Baigne dans les lueurs de l’aurore hivernale ;
Les herbages de l’Ouest, aux ombres sépulcrales,
De rosée du matin, bientôt, vont communier.
On entend galoper les rongeurs au grenier ;
Au lointain retentit la cloche monacale
Ouvrant cette journée aux autres bien égale,
Un jour comme les jours, sans rien de buissonnier.
Millions de voyageurs partant vers les bureaux
Dans des wagons chargés comme des tombereaux
Qui roulent posément sous les façades grises.
Des rêves par millions volent au gré du vent,
Invisible troupeau lentement dérivant ;
Ce vent n’est pas bien fort, c’est à peine une brise.

Les gares sont des lieux pleins de promesses.
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Elles sont aussi des lieux pleins de gens qui ne sont rien.
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Bonjour jrtroll. Oui, c’est ce qu’on dit mais il n’en est rien.
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