Pyramide des jardiniers

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Pyramide occupant le terre-plein central,
Le reste du jardin évoque un terrain vague.
Près d’un vieux marronnier que jamais l’on n’élague,
Elle offre à nos regards ses reflets de métal.

Les moines jardiniers y montent en bon ordre,
Avec de beaux rameaux fraîchement baptisés
Qui servent pour bénir, et pour exorciser,
Tendre feuillage auquel un démon ne peut mordre.

Les plants les plus nouveaux grandissent dans un bac,
Chéris des cénobites et de Dame Nature ;
Faire naître un jardin, c’est toute une aventure,
Ça mérite, le soir, un verre d’armagnac.

Cochonfucius

Au point du jour

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Illustration de Franck Bohbot

La terrasse de l’Est, avec ses marronniers,
Baigne dans les lueurs de l’aurore hivernale ;
Les herbages de l’Ouest, aux ombres sépulcrales,
De rosée du matin, bientôt, vont communier.

On entend galoper les rongeurs au grenier ;
Au lointain retentit la cloche monacale
Ouvrant cette journée aux autres bien égale,
Un jour comme les jours, sans rien de buissonnier.

Millions de voyageurs partant vers les bureaux
Dans des wagons chargés comme des tombereaux
Qui roulent posément sous les façades grises.

Des rêves par millions volent au gré du vent,
Invisible troupeau lentement dérivant ;
Ce vent n’est pas bien fort, c’est à peine une brise.

Cochonfucius

Lectrice du manuscrit

inko

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N’habitant point en logis de paresse,
N’écoutant point les sires beaux parleurs,
Ne goûtant point les jeux des bateleurs,
Je me délecte en prose enchanteresse.

D’un combattant je ne serai maîtresse,
Encore moins d’un rhapsode enjôleur ;
Mais d’un vrai scribe, un homme de valeur
Dont la main dextre écrit avec adresse.

Sans nul désir pour quelques pièces d’or,
Tranquille il veille, et tranquille il s’endort,
Tel qu’en lui-même un fier talent le change.

Je l’aime bien, quand il veut délirer,
Par on ne sait quelle muse inspiré :
En inframonde il rencontre des anges.

Cochonfucius

Noirceur et blancheur

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Le papier blanc, le noir poème,
Blanche la nuit et noir le jour,
Noirceur et blancheur sont les mêmes ;
Tantôt blanc, tantôt noir, l’amour.

Quelle nuance est la première ?
Quel ton béni ? Quel ton maudit ?
Blancheur sombre, obscure lumière,
Clair enfer et gris paradis.

Aucun des deux n’aura ma haine,
À vivre ils savent m’inciter ;
Le noir Pâris, la blanche Hélène,
Leurs deux destins sont enchantés.

Cochonfucius

 

En réponse à « Aristocratie du balai »

inmzpie

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Les beaux chevaliers-nettoyeurs
Ont trouvé, chez leur pourvoyeur,
De nobles instruments : ce qui
Contente aussi leur employeur.*

Ils rêvent d’avoir un broyeur,
Toujours : « Retour à l’envoyeur »,
Est la réponse du Marquis,
Quand il vient sur le convoyeur.

Pierrette

*Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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