L’apôtre Coquillard

inng.png

image de l’auteur

Il n’a point le talent de prévoir les orages
Mais peut, d’une parole, apaiser la douleur ;
Cet apôtre n’est pas un oiseau de malheur,
Son verbe est plus vaillant que force ni que rage.

Dans Babylone, il a prié sur les rivages
Et l’encre sous sa plume a diverses couleurs ;
Les buveurs du quartier le voient comme un des leurs
Car à la tavernière il parle sans tapage.

Cet apôtre est subtil : il nous raconte, au lieu
De la réalité d’un évanescent dieu,
Celle des inspirés qui s’en vont à sa quête.

Je trouve une sagesse au reflet de ses yeux
Qui de nombreuses fois m’ont permis de voir mieux :
Ce lumineux apôtre, il vaut tous les prophètes.

Cochonfucius

En réponse à « Un oiseau qui ne pense rien »

inkvpie

image de l’auteur

Je n’ai de pensées que mes rêves
Et que des reflets sur les grèves ;
Mon chant n’est pas élaboré,
Ce ne sont que des notes brèves.*

Jour et nuit j’écris, sans trêve,
Si bien que mes pensées s’embrèvent
Rien ne pourrait les séparer
Elles sont logées dans mes rêves.

Pierrette

*Cochonfucius

Fantôme d’un coq

inhz.png

image de l’auteur

En rêve, il s’en retourne en je ne sais quels lieux,
Il goûte encore un peu de vin sous les tonnelles ;
Il n’est pas attiré par les choses nouvelles,
Il est indifférent aux caprices des cieux.

Jamais il ne perçut la présence de Dieu
(Et qu’en aurait pu dire une raison mortelle ?) ;
Jamais il ne connut la sagesse éternelle
Ni rien qui s’en rapproche, et d’ailleurs, c’est tant mieux.

Bien loin de la fortune et loin de la misère,
On n’entend point de lui des paroles amères ;
Même, on le voit sourire à de tendres faveurs.

Sans recevoir d’honneurs, il a sauvé la face ;
Il compose ces vers qu’il récite à voix basse,
Et dont il apprécie la timide saveur.

Cochonfucius

L’Unique

robert-doisneau.jpg

Photographie de Robert Doisneau

L’Être-là dans un bar a rencontré l’Unique.
C’était il y a longtemps, du côté de Fribourg.
Sur la soif d’être ils ont exposé, tour à tour,
Leur propre perception et leur problématique.

Ce bar ne résonnait que de métaphysique,
C’est pourquoi le climat en était un peu lourd,
Surtout quand prospérait un dialogue de sourds.
«Rien ne doit, dit l’Unique, être systématique,

Sinon tes propres mots pourraient se mettre à fondre».
«J’ai compris, répond l’Être, un point où tout s’effondre
N’aura ni haut ni bas, étant comme un trou noir

Quelle conversation ils auront pu conduire,
C’est ce que ce sonnet ne peut pas reproduire :
La fin est obscurcie par les vapeurs du soir.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.