
Marchant près du canal, quand le soleil se couche
Et qu’il ne daigne plus aux cieux se soutenir,
Je pense aux faits du jour que je veux retenir
Selon qu’ils ont du sens, et selon qu’ils me touchent.
Si cette promenade en taverne débouche,
C’est que j’ai dans ces lieux d’excellents souvenirs
Qui naturellement me font là revenir ;
Et puis, on y entend parfois du jazz manouche.
En ce soir de printemps, buveurs jeunes et vieux
Croient être dans un monde où tout va pour le mieux,
Comme s’ils retrouvaient leur âme estudiantine.
Après boire, ils prendront un vrai temps de repos,
Pour être, demain soir, des buveurs bien dispos ;
Il est un âge où l’on ne craint plus la routine.
