
Fresque de Jose Clemente Orozco
Supposons qu’un enfer abrite des vivants…
Ils s’y habitueront, puisque la vie est telle
Qu’on s’habitue à tout. Donc, la peine éternelle,
Même si des censeurs trouvent ça décevant,
Se banaliserait. D’accord, c’est énervant.
On peut la rendre aussi chaque jour plus cruelle.
Mais un simple calcul sur les différentielles
Nous montre les damnés, même en ce cas, trouvant
Comme du réconfort à cette augmentation,
Sachant que chaque jour est leur lamentation
Moindre qu’au lendemain. Cette vie infernale,
Où donc la trouve-t-on ? En un astre lointain,
En un espace-temps au statut incertain ?
Ou, tout simplement, sur notre terre natale ?
