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La dame lit des poèmes sans nombre
Composés par un scribe de son clan ;
Il est timide, il les trace en tremblant,
Lui dont la vie n’est bientôt que décombres.
Or, ces sonnets ne sont nullement sombres,
Un peu d’humour est dans leur rythme lent ;
N’ayez donc point regret du papier blanc,
Mais savourez ces petits morceaux d’ombre.
La dame sait les plaisirs de son rang,
Et qu’un plaisir, souvent, n’est qu’apparent,
Comme souvent le lui dit sa concierge.
Ces beaux écrits lui servent de décor
Et d’aliment pour son âme et son corps,
Pour son grand coeur et pour son esprit vierge.
