Spleen campagnard

spleen

http://saphi-et-ses-crayons.blogspot.com/2012/06/quand-baudelaire-minspire.html

La Bassée
Un gros bourg
De campagne
Lundi douze
Du mois d’août
Tous les gens
En vacances
Commerçants
Tous fermés
Dans les rues
Pas grand monde
Un soleil
Tristounet
À souhait
Les garçons
Sont au sport
Et ma femme
À côté*
Et moi et
Moi et moi
Qui gamberge

* Chez la voisine. D’ailleurs j’irais bien chez la voisine moi aussi, mais comme ma femme y est déjà je reste chez moi !

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Noms de Ville insolites : Les Thons (88 Vosges)

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http://www.monthureux.fr/page les thons.htm

Tableau :

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De gauche à droite et de haut en bas :

Manassas (2007) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Thons
Idem croix argent
Arnaud Bisval : http://www.genealogie-bisval.net/index2.html
Idem N&B
Arcady Voronzov : www.armorialdefrance.ru/
Daniel Juric (2014) : http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=12990
François Meyer : https://www.blasonslorrains.com/blasons-vosges-88

Blasonnement :

Écartelé: aux 1er et 4e d’or à trois bandes de gueules, aux 2e et 3e d’azur à la croix d’or cantonnée de dix-huit billettes du même cinq dans chaque canton du chef et quatre dans chaque canton de la pointe.

Commentaires :

Ce sont les armes de Guillaume de Saint-Loup et Jeanne de Choiseul qui fondèrent (vers 1452) le prieuré et firent construire le château. Ce blason et gravé dans une pierre de l’église couventuelle des Thons. (UCGL)

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http://www.genealogie-bisval.net/index2.html

En ce qui concerne la famille de Saint-Loup, l’armorial de Rietstap répertorie entre autres : « Saint-Loup D’or à trois bandes de gueules acc en chef d’un lambel d’argent » :

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Image de l’auteur

Quant au site

http://www.blason-armoiries.org/heraldique/tables-heraldiques/pieces/honorables/cotice.htm

il répertorie : « Saint-Loup (de) : D’or, à trois cotices de gueules. (Lorraine) » :

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En ce qui concerne la famille de Choiseul, l’armorial de Rietstap répertorie entre autres : « Choiseul D’azur à la croix d’or cantonnée de dix-huit billettes du même cinq dans chaque canton du chef posées 2 1 et 2 et quatre dans chaque canton de la pointe posées 2 et 2 ». Le nombre de billettes peut aller jusqu’à 20 et leur disposition est variable.

Le Couvent des Cordeliers :

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Couvent_des_Cordeliers_des_Thons (aujourd’hui)

Gentilé :

Aucun gentilé connu. Il est vrai que le nom du village se suffit à lui-même : les Thons (et les Thonnes ?).
Les Thons étant la réunion de deux Thons (le Grand et le Petit), pourquoi pas les Thonthons (et les Thonthonnes ?).
Il semble apparemment très difficile de trouver un gentilé. Les Thons me paraissent appropriés, masculins ou féminins.

Deviantart : Tchiiweb

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https://www.deviantart.com/tchiiweb/gallery/

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Lamartine au crépuscule

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Extrait de Shaman dance

Le soleil déclinant a rougi les nuages,
Il les a caressés de ses derniers rayons.
Je revois de ce jour les plus claires images,
Je les vois défiler au long de l’horizon.

Déjà le feu de camp montre une belle flamme,
Il grandit, cependant que décline le jour.
Sa lueur apaisante illumine mon âme,
Les villageois heureux s’y chauffent tour à tour.

L’homme prend ses plaisirs quand s’endort la nature ;
Avec l’âge, il apprend à garder la mesure,
Pour l’avoir, il est vrai, dépassée autrefois.

Les filles vont danser parmi les étincelles,
La nuit, on ne sait plus laquelle est la plus belle,
On entend seulement la douceur de leur voix.

Cochonfucius

Quand l’été ressemble à l’automne

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Toile de Ken Day

Quand l’été ressemble à l’automne
Et qu’il fait sombre au fond des bois,
Que ton espoir ne t’abandonne,
Ni ta bonne humeur, ni ta foi ;
Cette vie n’est pas une course,
Mais la quête de quelques sources
Que tu découvres tous les jours.
Sois donc sans crainte, et cherche encore,
Sache que reviendra l’aurore,
Le temps du rire et des amours.

Même dans les jours de tristesse,
Je reste roi de mes douleurs ;
Même n’ayant plus ma jeunesse,
J’ai conservé le don des pleurs.
Je fais mon chemin vers la tombe,
Et sur le peuple des colombes
Je pose un regard fraternel.
De quelques rimes je m’éclaire
Que j’inscris dans ce sanctuaire,
Même s’il n’est pas éternel.

Cochonfucius

Saint Frusquin

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image de l’auteur

Le diable à Saint Frusquin proposa la richesse.
L’ermite a répondu : «Je veux rester pieds nus,
Si j’avais de l’argent, je serais en détresse,
Et mon âme craindrait mille maux inconnus.»

Le démon dit alors: «Veux-tu qu’une maîtresse
Te fasse découvrir des plaisirs ingénus ?»
Le saint n’avait besoin de nulle enchanteresse,
N’abritant nul désir sous son crâne chenu.

Avec le tentateur il partage un breuvage
Dont il venait d’avoir un nouvel arrivage,
Puis un peu de pain dur en guise de repas.

De cet homme de Dieu la voix n’est pas hautaine,
Le démon l’a tenté, ça ne le gêne pas,
Tous deux lavent leurs mains dans l’eau de la fontaine.

Cochonfucius

Au coeur de l’Héraldie, chapitre 2.

Moi, le Fringant papillon aidé de mes deux cannes: l’Espoir et la Responsabilité et fortifié par mon blason entièrement recoloré, je m’aventurai alors sur les chemins de l’Héraldie. Les Héraldiens qui m’apercevaient ne savaient pas s’ils devaient rire ou pleurer, en effet ma démarche était incroyable: j’ avançais par déplacement d’équilibre en m’appuyant sur mes deux cannes afin de ne pas tomber. La surprise que créait une telle démarche, incitait les Héraldiens à rire, mais d’autre part, on sentait en moi une telle détermination à aller plus loin malgré les difficultés que, quelque part j’inspirais le respect.
Sur les chemins de l’Héraldie, je songeais au fait que je n’étais plus vide, l’illusion qu’était Antoinette n’avait plus aucun pouvoir sur moi, mais il restait la souffrance d’Antoinette, celle-ci était bien réelle. Où était-elle passée? que devenait-elle maintenant que son image était brisée par mon regard? Il ne fallait pas l’abandonner mais la considérer telle qu’elle était, c’était le meilleur moyen de l’aider à continuer à vivre.
Je serrai mon blason contre moi ce simple geste m’incita à avoir sans cesse à l’esprit que j’existe, sentir que j’existe, exister enfin pour qu’Antoinette s’aperçoive que, quoi qu’il advienne, moi, le Fringant papillon j’étais toujours là, mais que sa vie ne dépendait pas de la mienne. Mais cette prise de conscience de la part d’Antoinette serait-elle suffisante pour qu’elle se reconstruise, prenne confiance en elle et puisse exister par elle-même enfin?

Continuer à lire … « Au coeur de l’Héraldie, chapitre 2. »

Homme de cent mille ans

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Représentation d’un des nephilim

On n’est pas sérieux quand on a cent mille ans.
Un Néanderthalien sans quartiers de noblesse
Dans un glacier alpin a dormi tout ce temps,
Grâce au réchauffement, il sort, il se redresse

Et vient déambuler par les bois et les champs.
Aux passants qu’il rencontre, il demande sans cesse
S’il reste de son groupe un peu de survivants.
Quand on lui dit que non, il n’est pas en détresse :

« Mon peuple a disparu, mais ce n’est pas un drame ;
Je vais chez les nouveaux me choisir une dame
Avec qui ce sera à la vie, à la mort. »

Jetant son dévolu sur quelqu’un de timide,
Le Néanderthalien ne fera pas d’hybrides :
Un juge Cro-­Magnon a tranché sur son sort.

Cochonfucius

Neuf rois minuscules

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Image du blog Herald Dick Magazine

J’ai vu neuf petits rois avec leurs connétables,
Leurs fous, leurs chambellans et leurs vieux maréchaux,
Trônant dans un jardin, sous le ciel déjà chaud,
Jugeant de durs procès, d’une voix irritable.

C’était un temps d’automne, à peu près supportable ;
Le repas, ordonné par les grands sénéchaux,
Commençait par un plat de petits artichauts,
Les verres étaient pleins d’un petit vin de table.

Les valets dégustaient des pâtes dans des auges,
Dont la sauce, bien verte, avait un goût de sauge,
On les voyait perdus dans leurs mâchonnements.

Leur vin était versé par de roses servantes
Auxquelles ils disaient des choses captivantes ;
Elles s’embellissaient de leur étonnement.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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