Mois : septembre 2019
La livreuse des mots
Australopithèques

Toile de Fernand Cormon
Jamais de charpentier parmi les australo-
Pithèques, semble-t-il ; par voie de conséquence,
Nul fils de charpentier n’a pu, de sa présence,
Consoler ces enfants par l’esprit et par l’eau.
Leur sang qui, certains jours, pouvait couler à flots,
Ne fut jamais offrande à douce providence,
Mais du sang, simplement. Cette rouge évidence
Ne fut pour aucun d’eux l’occasion d’un sanglot.
Sans aucun charpentier, scribe ni président,
Ils conduisaient leur vie, avec ses incidents
Pour lesquels n’existait nulle législature.
Privés de rédempteur, qu’ont-ils ainsi perdu ?
Ils vibraient comme nous d’un amour éperdu ;
Ils respectaient leurs morts et leur progéniture.
Que vienne cet automne

Toile de Marie Pierre
Que vienne cet automne, et que nos amours mortes
Dans le fond de nos coeurs deviennent souvenirs.
Les jours seront plus courts, et moins forts nos désirs,
Et sur notre chagrin nous fermerons nos portes.
Et l’automne a ses fleurs, mais au fond, peu importe :
Rien n’oblige à les voir, rien n’oblige à sortir,
Ni à voir les oiseaux qui vont bientôt partir
Où le grand vent du Nord vivement les emporte.
Que dans nos deux jardins poussent les mêmes fleurs,
Ou qu’il n’y en ait pas deux de la même couleur,
L’automne très bientôt tuera leur corps qui tremble.
Une fleur aplatie aux pages d’un roman,
Au printemps revivrait ? Je ne vois pas comment.
Pourtant, je sens sa vie dans mon coeur, il me semble.
Le printemps

Toile de Rashmi Pitre
La poésie fleurit sur les douleurs tranquilles,
Son tissage patient se veut consolateur.
Nous n’irons plus nager au large de notre île,
Nous avons renoncé à franchir l’Equateur.
Ton travail, mon travail, nos jardins, nos deux villes…
Car nous ne sommes pas des oiseaux migrateurs.
Nous sommes à un âge où l’on devient stérile,
Le désir amoindri d’un froid libérateur.
Soyons heureux pourtant car le printemps s’approche.
Quand les choses vont mal, on fait face, on s’accroche,
Une épreuve pour nous n’est rien qu’une leçon.
J’écris à l’encre noire avec un coeur noirci.
Obscur devient ce monde, et mon esprit aussi,
Reviendra le printemps et sa douce chanson.
Merci pour ton sourire

Toile de Jose Roosevelt
Pas de plus fort poison dans l’univers,
J’en avais fait cependant mon breuvage.
J’étais au point d’y perdre mon langage ;
J’allais cherchant mes mots tout un hiver
Et au printemps qu’arbres se refont verts,
Et que d’Amour une saison sauvage
A propagé le feu dans ces parages,
Amour que j’ai, alors, redécouvert.
J’ai célébré chacun de tes retours.
Plus fort que moi se montrait cet amour
Sous le soleil et sous la lune claire.
Toujours tes mots faisaient chanter mes mots,
Et c’est ta voix qui soulageait mes maux,
Tendre princesse aux yeux crépusculaires.
Tour des mirages

image de l’auteur
J’ai rêvé d’une tour géante,
Au sommet danse un officier,
Plus près du sol, un cuisinier,
Marmiton rondouillard qui chante.
Ce sont des envoyés célestes
Qui vont fêtant le Nouvel An :
Le troisième est un chambellan
Qui connaît quelques chansons lestes.
Un fantôme vêtu d’un drap
Qui semble un bonhomme de neige
M’est familier. D’où le connais-je ?
Je ne sais, ça me reviendra.
Le grand Jacques

Image de l’auteur
À la fois passionnément patriote et ouvert
À maintes cultures extra-européennes, il nous
Laisse le Musée du Quai Branly qui s’avère
Être ouvert sur toutes les cultures qui nouent:
Puissance française et sensibilité. Vers
Simone Veil aussi nos pensées se dénouent
Car, bravement, il l’a soutenue par-devers
Les difficultés lors de son combat dont nous
Nous souvenons encore. Fils du Quinquennat
Il met en place une quantité de questions :
Nationalisations ou privatisations?
Son itinéraire est sans doute l’occasion
De réfléchir sur l’impact qu’ont les décisions
Des gouvernants à l’issue de tous leurs débats.
Pierrette
Fruits en HF – Raisin : Meurthe-et-Moselle_54 (5/6)

https://www.actualitix.com/carte-meurthe-et-moselle.html
Onville : (Nord de Toul)

Site communal : http://onville.fr/actualites/onville-aujourdhui/
Tableau :

De gauche à droite & de haut en bas :
Manassas (2008) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Onville
Facebook du site communal : https://www.facebook.com/communeonville/
Arnaud Bisval : http://www.genealogie-bisval.net/index2.html
Arnaud Bisval : idem en N&B
Arcady Voronzov : http://www.armorialdefrance.ru/communes/69-meurthe-et-moselle?start=400
Daniel Juric (2016) : http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=15799
François Meyer : https://www.blasonslorrains.com/blasons-meurthe-et-moselle-54
Blasonnement :
D’azur à la crosse abbatiale contournée d’or, cantonnée de quatre grappes de raisin feuillées d’or; à la fasce engrêlée d’argent brochant sur le tout.
Commentaires :
Création Hubert Collin, Directeur des services d’archives du département de Meurthe-et-Moselle.
Adopté le 2 décembre 1983.
(D.Juric)
L’abbaye de Gorze possédait la cure d’Onville, d’où la crosse abbatiale.
Les grappes de raisin symbolisent l’ancienne activité vinicole de la commune qui était importante.
La fasce représente le ruisseau du Rupt-de-Mad qui traverse la commune.
(A.Bisval)
Site communal :
http://onville.fr/actualites/le-blason/
http://onville.fr/actualites/la-vallee-du-rupt-de-mad/
http://onville.fr/actualites/letymologie/
Saint-Julien-lès-Gorze : (Nord de Toul)

Montgolfière 2011 : http://mairie-saint-julien-les-gorze.e-monsite.com/album-photos/
Tableau :
De gauche à droite & de haut en bas :
Celbusro (2018) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Julien-lès-Gorze
Celbusro (2013) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Julien-lès-Gorze
Arnaud Bisval : http://www.genealogie-bisval.net/index2.html
Arnaud Bisval : idem en N&B
Jean-François Binon (2009) : http://www.francegenweb.org/heraldique/base/details.php?image_id=15206
Arcady Voronzov : http://www.armorialdefrance.ru/communes/69-meurthe-et-moselle?start=450
Daniel Juric (2017) : http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=16983
François Meyer : https://www.blasonslorrains.com/blasons-meurthe-et-moselle-54
Jean-Paul de Gassowski (†) : http://www.labanquedublason2.com/ (Le site n’existe plus)
Blasonnement :
Tiercé en pairle renversé: au 1er de sinople à saint Gorgon à cheval d’or, armé de pied en cap, au 2e de gueules au vol d’or surmonté d’une grappe de raisin feuillée d’argent, au 3e d’argent à deux fasces ondées d’azur.
Commentaires :
Ce blason a été créé par Jean-François Binon en 2009 et adopté par la commune la même année.
(F.Meyer)
Histoire du blason :
http://mairie-saint-julien-les-gorze.e-monsite.com/blog/histoire-du-blason-de-st-julien-les-gorze.html
Le blason représenté sur ce site est celui de Celbusro (2013).
La commune dépendait de l’abbaye Saint Gorgon de Gorze, d’où le saint Gorgon :

© A.Bisval & Spax89 (Wikipedia)
Le vol symbolise l’aérodrome de Chambley sis en partie sur le territoire communal, ancienne base militaire de l’OTAN.
La grappe de raisin représente l’activité vinicole de la commune.
Les fasces ondées symbolisent les sources du Soiron situées sur la commune.
(A.Bisval)
Thiaucourt-Regniéville : (Nord de Toul, voir la carte)

Site communal : http://www.thiaucourt-regnieville.mairie54.fr/
Tableau :

De gauche à droite & de haut en bas :
Axel41 (2008) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Thiaucourt-Regniéville
Arnaud Bisval : http://www.genealogie-bisval.net/index2.html
Arnaud Bisval : idem en N&B
Arcady Voronzov : http://www.armorialdefrance.ru/communes/69-meurthe-et-moselle?start=500
Daniel Juric (2016) : http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=16271
François Meyer : https://www.blasonslorrains.com/blasons-meurthe-et-moselle-54
Galichonj (Jérôme Galichon) (2005) : https://fr.geneawiki.com/index.php/54518_-_Thiaucourt-Regniéville
Blasonnement :
Écartelé: aux 1er et 4e d’azur à deux bars adossés d’or accompagné de quatre croisettes recroisetées au pied fiché du même; aux 2e et 3e d’argent à la grappe de raisin de pourpre feuillée et tigée de sinople, au chef d’or chargé d’un tau de sable.
Devise: « magnitudine brachii sui » (dans la puissance de son bras).
Commentaires :
Ces armes furent accordées à Thiaucourt par Charles III en 1582.
Les quartiers 1 et 4 sont les armes du Barrois, auquel appartenait Thiaucourt; et les raisins symbolisent le vignoble de Thiaucourt avec le crû fameux du Fer à Cheval.
Constant Lapaix lui donne un blason d’azur à la tour d’argent crénelée et maçonnée de sable flanquée de deux bars d’or. Un cachet de la ville a utilisé ce blason en 1782.

© A.Bisval
Durant la première guerre mondiale, plusieurs villages, comme Regniéville ont complètement disparu. C’est en souvenir de cette tragédie que la ville prit le nom de Thiaucourt-Regniéville le 27 mars 1961.
(UCGL)
Histoire :
http://www.thiaucourt-regnieville.mairie54.fr/fr/un-peu-d-histoire.html
Passage intéressant sur le vin local.







