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Sous la rafale noire, une branche qui tombe,
La fleur périt avant que survienne l’hiver ;
Le promeneur alors songe à sa propre tombe
Même si, près de lui, les feuillages sont verts.
Un jour il ne pleut pas, plus tard vient une trombe,
Tout cela ne saurait déranger l’univers ;
Mais nous devons pleurer sur la vie qui succombe,
Sur le corps refroidi, d’un linceul recouvert.
Les croix du cimetière, une grise forêt,
Le soleil comme ailleurs y passe, et disparaît ;
Par-dessus les tombeaux dorment des fleurs séchées.
C’est le prix à payer pour traverser le temps,
Mais nul ne portera son propre deuil, pourtant ;
Mort, nous te préférons quand tu restes cachée.

Une réflexion sur « La chute d’une branche »