
https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/07/07/le-metier-de-chercheur/
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Poster de Libertymaniac
Chercher, c’est être explorateur
Du possible et de l’impossible,
Cela tout en étant la cible
De sérieux évaluateurs.
Chercher, c’est être traducteur,
Déchiffrer l’incompréhensible,
En faire une prose lisible,
Dialoguer avec ses lecteurs.

Citoyen, tu me subventionnes,
Je sais que parfois ça t’étonne,
Le désordre sur mon chantier.
Si tu prends ça pour du laxisme
Ou pour du bel amateurisme,
Détrompe-toi, c’est un métier.

Toile de Dali
Flattant ma vanité, un trop brûlant désir
S’est adressé à moi. Amie, je me contente
De jouer avec toi, puisqu’un tel jeu nous tente ;
D’aller sur cette voie nous fait tous deux frémir.
Si sur ta poésie j’ai voulu renchérir,
Ta réponse à ma voix est trois fois plus charmante.
Ce qui était secret devient chose flagrante,
Je ne permettrai pas qu’on vienne l’appauvrir.
Puisque mon sort dépend de ce que je te dois,
Sérieuse est ma prière, et je dis : pense à moi,
Règne sur ton poète, amie de mes pensées.
S’il existe un soleil n’éclairant qu’une fleur,
S’il existe un soleil qui sent battre son coeur,
Fais de moi un soleil allant sur sa lancée.

Toile de Edvard Munch
Danse onirique et noire, et pure, et silencieuse,
Cerveau unique où deux esprits sont enlacés ;
Un lien sans avenir, sans contact, sans passé,
Gardé par quatre cents missives sentencieuses.
Dans le creux de la nuit, interjections fiévreuses,
Désespoir de dormir à soi-même embrassé ;
Traversant en apnée, tel un grand cétacé,
La longue nuit d’hiver et ses fosses ombreuses.
Ermites vont plaidant une saine abstinence
Qui permettrait d’atteindre une humble transcendance ;
Le mérite survienne à qui survit ainsi.
Je m’assieds dans le noir, j’allume une lanterne,
Et je laisse flotter mes sentiments en berne :
La transcendance est là, dans cette voie aussi.

Toile de Nancy Denommee
Adam aimait l’amour sans avoir jamais vu
De féminin minois… et puis, une luronne
Qui n’a pas froid aux yeux, à ce point l’impressionne
Que son cœur de l’Eden ne se satisfait plus.
Et lui qui se montrait tout innocent et nu
Devient majestueux au milieu de l’automne,
Les oiseaux du jardin, bien sûr ça les étonne,
De le voir explorer ce parcours inconnu.
Mais Adam n’est pas libre, et sa vie est inscrite
Au plan du Créateur, en sa règle, en ses rites.
Lilith partit un jour vers je ne sais quel sort.
Adam n’a de cela gardé nulle souffrance,
Ce bel amour était une vaine plaisance ;
Celui qu’il a pour Eve est fort comme la mort.

Toile de Max Ernst
Apprenons chaque jour la force du silence.
Il nous en a fallu, du temps, pour le choisir,
Combien nous en avons débattu, à loisir,
Mettant sincèrement nos coeurs dans la balance.
Je n’écris pas ceci par jeu, par nonchalance,
Ni pour faire de l’art, ou me faire plaisir,
Mais pour exorciser l’intrusion du désir
Bousculant de nos vies la tranquille ordonnance.
Si nous l’apprivoisons, nous verrons survenir
Chacun au fond de soi, les plus beaux souvenirs,
Ni vraiment différents, ni tout à fait semblables :
Comme s’ouvrent deux fleurs d’automne, au même instant,
Dans deux jardins qui sont l’un de l’autre distants,
Et semblent partager un désordre ineffable.

Toile Eoindel
Abélard, dont le peuple admirait les discours
A pour amante pris la très sage Héloïse,
Et l’histoire nous dit combien cette entreprise
Les laissa tous les deux sans joie et sans secours.
Bien que leur aventure eût ainsi tourné court,
Héloïse resta sous cette étrange emprise.
A leur sort inhumain ces deux âmes en prise
Ne perdirent contact, au long de leur parcours.
Et quand je pense à eux, je leur donne raison,
Car, n’ayant plus de fruits dans leur froide saison,
Ils cultivaient la fleur des amours impossibles.
J’admire même un peu leur double célibat.
Chacun de leurs deux coeurs, qui contre l’autre bat,
A le droit de ne pas demeurer impassible.

Toile de Edvard Munch
J’ai vu Maître Lézard en pleurs dans les herbages,
J’ai vu Dame Lézard, des larmes dans les yeux ;
Ils ont perdu ce qu’ils avaient de plus précieux :
Le bel anneau de plomb, témoin de leur mariage.
Par-dessus la prairie, c’est l’azur sans nuages
Qui embarque à son bord les habitants des cieux.
Capitaine dodu, le soleil orgueilleux
En gilet de satin conduit son équipage.
Qui entend des lézards l’émouvante supplique ?
Pourront-ils retrouver leur anneau métallique ?
Il faut craindre que non, car nul n’en a souci.
Federico chanta cette étrange comptine,
Beau souvenir pour moi de lecture enfantine ;
Devenu vieux lézard, je lui dis grand merci.

Image extraite de Another brick in the wall
Ce sont les nièces des vampires
Qui voulaient étudier Shakespeare
A la lumière d’un lampyre
Dans un coin perdu de l’empire.
Au bout d’une heure, elles soupirent :
Comme étude on ne fait point pire ;
Aux exploits sportifs on aspire,
Aux gestes qui font qu’on respire.
Ces nièces que le sport inspire
Vont sur le terrain, et transpirent,
Puis contre l’arbitre conspirent ;
Nièces qui lecture rompirent
Puis aux vestiaires se tapirent ;
Enfin, qui sait pourquoi, glapirent.

Assemblage de l’auteur
Dans les tréfonds d’un caveau noir,
J’entends chanter la crocolionne ;
Du cimetière, vers le soir,
Cette habitante m’impressionne.
Que chante-t-elle : une prière ?
Une villanelle d’antan ?
Sa voix murmure sous la pierre,
Presque personne ne l’entend.
Jamais sa force ne s’augmente,
Faute de trouver à manger ;
Son âme est à peine vivante,
Son existence est en danger.
Elle survit dans la poussière,
On ne lui donne plus les morts ;
Des crocolionnes la dernière
Sans fin nous dit son triste sort.
La crocolionne qui soupire
Dans les confins des lieux sacrés
Aimerait mieux être un vampire
Nourri de vie au goût sucré !
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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