C’est de ressentir des merveilles

apollo-and-daphne-by-john-william-waterhouse.jpg

Toile de Waterhouse

C’est de ressentir des merveilles
Qui fit notre commun sanglot
Le téléphone à mon oreille
Portait ta voix jamais pareille
Toujours fraîche comme de l’eau

Et nos échanges sur la toile
Tels que rarement on en voit
Poésie déployant sa voile
Neurones changés en étoiles
En te lisant j’étais sans voix

Quelques secrets ici j’expose
Je ne sais pas me déguiser
Je dis comment je sens les choses
Si mes amours ne sont pas roses
Mon coeur dans la joie fut brisé
Ma muse jamais étrangère
Puisqu’il a fallu se quitter
Qu’en cendre nos feux se changèrent
Je marcherai par les fougères
Rêvant de toi jusqu’à l’été

Rêvant de toi jusqu’à l’automne
Sans demander au vitrier
De changer ce coeur qui chantonne
Douleur dont la douceur m’étonne
Comme en allant jadis prier

* * * * *

Cochonfucius

 

Trois sortes de fous

refresh.jpg

L’ivrogne a tant bu de vin blanc !
La terre, indubitablement,
Tourne, et sautille, et fait la fête ;
Elle t’a donné de l’argent,
Vieux tavernier, c’est chose faite.

Le meunier teste le froment
En l’écrasant avec ses dents ;
Puis il fait un signe de croix
Sur les trois bouteilles qu’il boit
Afin d’accroître son courage
Et d’avoir du coeur à l’ouvrage.

Le curé se remplit de vin,
Alors il croit qu’il est devin
Et prédit à tout ce qui bouge
La Grande Apocalypse Rouge.

Ils ont du sel dans leurs armoires
Pour purifier leurs génitoires
Qu’il rafraîchissent aux cailloux,
Disant le Sonnet des Hiboux
Aux chauves-souris de la dune
Et au grand lapin de la lune.

Cochonfucius

Cendres de chêne et cendres de roseau

impermanent_dragon_950.jpg

Toile par Eyal Ohana

Le chêne et le roseau sont rarement d’accord.
Ils n’ont pas le même art d’aborder les ruptures,
Ni la même présence au sein de la nature,
Aussi, chacun à l’autre a toujours donné tort.

Le vagabond qui va, ramassant du bois mort,
Sait que du chêne il peut tirer la flamme pure
D’un feu qui le réchauffe et toute la nuit dure ;
Il faut que le roseau soit enflammé d’abord.

Voilà ces ennemis rendus complémentaires,
Leurs cendres, cependant, n’en ont plus rien à faire,
N’entendant déjà plus les propos des oiseaux.

Toi, le plus vaillant arbre à la robuste tige,
Et toi, brave pipeau de fort peu de prestige,
La terre vous attend, chêne comme roseau.

Cochonfucius

Porcs-valets

p-vlt.png

image de l’auteur

Ce sont les porcs-valets, contents de leur destin,
Apportant à Monsieur le journal du matin ;
Ils ne lâcheraient pas l’emploi pour un empire,
Chacun se veut ilote, esclave, ou même pire.

L’un se prend pour Scapin, l’autre pour Michel Droit ;
Et toujours, vaillamment, chacun porte sa croix,
L’âme par le service étant illuminée,
Le corps s’embellissant de vestes galonnées.

Bien plus que d’Henri Quatre, à deux pas du Pont-Neuf,
Ils sont admiratifs, à Poissy, de Louis Neuf,
Non tant pour la beauté des prières du sacre,
Mais pour la sainteté qu’il eut dans les massacres.

Cochonfucius

Planète lointaine

pnt-ltn.png

image de l’auteur

Sur cet astre, on s’éprend de la valeur des choses ;
Et l’on sait que, parfois, un beau jour est heureux,
Même si de tels jours ne sont pas très nombreux.
Quelle joie, étant jeune ! et le dire je n’ose.

Mais sur les continents, tant de monstres s’exposent,
Sous prétexte d’apprendre un discours amoureux
De ceux qui, sous le ciel, défilent deux par deux,
Qu’on ne sait en parler, ni en vers, ni en prose.

Tu les as déjà vus, il faut les oublier. ;
En un rêve excellent, ne pas se réveiller
D’un songe qui vaut mieux que la lourde pensée.

Mais, dormir ou veiller, en avons-nous le choix ?
Papillon qui se rêve un charpentier en croix,
À qui sera, vraiment, sa prière adressée ?

Cochonfucius

Des lézards et des hommes

hm-et-lz.png

image de l’auteur

Un groupe de marcheurs, vers le soir, arriva
Au pays des lézards, où nul être ne va.:
Ils se sont arrêtés pour un temps de prière,
Sachant que leur chemin n’irait pas en arrière.

Ce pays des lézards, c’est un pays sans vent,
Accueillant pour les morts, plus que pour les vivants ;
Une fois qu’on y vit, ce n’est pas si horrible,
Même si leur pinard n’est vraiment pas terrible.

Dans le moindre recoin, les lézards sont nombreux,
Apportant aux humains des songes ténébreux ;
Mais parfois, l’un d’entre eux, du haut d’une colline,
Fait plaisamment entendre un air de mandoline.

Cochonfucius

Jarry voit une boîte

constantin.jpg

image de l’auteur

La boîte de haricots verts
Lisait trop d’écrits romantiques,
Et même, elle écrivait des vers
Pour parler d’amours platoniques.

Comme il battait, son petit coeur,
Comme il avait de la patience
Et comme il se montrait vainqueur
De ce qui troublait son essence !

Elle aimait, d’un très vif instinct,
Le bel empereur Constantin,
Ce grand déplaceur de frontières.

Lui, devenu spectre anonyme,
Fut sourd à toutes ses prières,
N’aimant point les textes qui riment.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.