
La mort de Sardanapale, Eugène Delacroix.
Ce cardinal ayatollesque,
Maudit le bal carnavalesque,
Qu’il dit infesté de déviants,
D’incroyants sardanapalesques.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

La mort de Sardanapale, Eugène Delacroix.
Ce cardinal ayatollesque,
Maudit le bal carnavalesque,
Qu’il dit infesté de déviants,
D’incroyants sardanapalesques.

image de l’auteur
Au jour du saint patron, sous l’assaut des pétards,
Le spectacle de rue commence sans retard ;
Du vacarme ne sont les danseuses troublées,
Je les vois gambader face à notre assemblée.
Le maire du village est en pantalon blanc,
Il trinque avec plusieurs citoyens s’attablant
Au cabaret, formant une joyeuse équipe,
Notre édile est heureux parmi ces braves types,
Car même ceux qui sont par la fête échauffés
Finissent leur boisson, quand ferme ce café :
Et c’est le lent départ des foules paresseuses ;
Au vestiaire, on entend le rire des danseuses.

image de l’auteur
Le petit soldat saute, on dirait qu’il s’envole,
Passe au-dessus d’un lion, tombe sur le côté,
C’est une acrobatie d’une étrange beauté,
Même si la pratique en apparaît frivole.
Le prince au chef de sable exécute une danse
Dans un tunnel d’argent, creusé sous le palais ;
C’est un déplacement qui n’est vraiment pas laid,
Le prince est funambule, et c’est une évidence.
Le public applaudit, boit de l’eau minérale ;
Quels spectateurs comblés ! Pas un d’entre eux ne râle.

Toile du Dr. Taha Malasi
Celui qui va lisant, écoutant un poème,
Quelquefois, il met tout son être en vibration,
De l’auteur il reprend les interrogations,
Le coeur du lecteur bat plus fort quand l’auteur aime.
Car l’auteur d’un écrit, ce n’est pas que lui-même,
C’est son clan, son village ou sa génération,
Ses ancêtres lointains, toute la création
Ayant mis dans son coeur et ses mots et ses thèmes.
Une culture écrit quand l’homme prend la plume.
Le paysan breton écrit avec sa brume,
Celui des oliviers avec le bel azur.
J’écris d’abord pour toi, si lointaine et si proche,
Ma muse, mon amour, ma joie et mon reproche ;
Mais ce n’est pas secret, c’est écrit sur un mur.


Je me tiens à ma table ainsi qu’un chroniqueur ;
Je bichonne à loisir mes textes qui s’allongent,
Créant un monde heureux dans lequel je me plonge,
Où tout se manifeste et vit selon mon coeur.
J’entends le rossignol et le merle moqueur
Qui demandent pourquoi, sur des mots, je me ronge ;
Mais vous, gentils oiseaux, ne dites-vous vos songes
Au peuple des guérets, à cet aimable choeur ?
Votre voix, au bocage, habilement balance
De sonores éclats et des temps de silence ;
Comme vous, je m’exprime (en faisant moins de bruit).
Comme vous, j’aime avoir une simple tribune
Où je me tiens le jour ; et, dès que vient la nuit,
Je déclame un beau vers pour amuser la lune.

Image du blog Herald Dick Magazine
Sans aucun compagnon, sans aucune compagne,
L’Artémis des Incas descend de la montagne ;
Avec l’alligator partageant son repas,
Elle aime un commensal, quand il ne parle pas.
S’approchant lentement des plages d’Amérique,
Au lointain se profile un vaisseau chimérique :
Avec un capitaine, et de braves marins,
Et des voiles de toile, et des canons d’airain.
Profite de la paix qu’en dernier tu savoures,
Dans une heure, il faudra faire assaut de bravoure,
Car les gentils marins deviendront conquérants,
Sans pitié pour ton âme, et tes rêves errants.

J’aimais aller m’asseoir dans le Jardin des Plantes
Où sont des animaux pleins de sérénité ;
Les statues me semblaient des muses nonchalantes
Et j’aimais imiter leur immobilité.
L’Univers, nous montrant si diverse la vie,
Nous incite à chercher, et à songer toujours,
À combler nos désirs, à suivre nos envies,
À parler entre nous la langue de l’amour.
Tant d’univers pliés dans nos petites têtes !
Sobres ou foisonnants, vibrants d’activité,
Les uns retentissant des rumeurs de la fête,
Les autres endormis dans leur passivité.

latourabolie.net
Dans l’aube michélangelesque,
Un angelot carnavalesque
Boit mon café en m’embrouillant
D’une chanson madrigalesque.

L’Express
Encore un jeune des quartiers,
Qui, en prison, a ses quartiers.
N’y a-t-il qu’avec les puissants
Que la justice fait quartier ?

image de l’auteur
Voici le loup crocodilesque,
Un animal plutôt burlesque ;
Il entre avec l’agneau-pluvian
Dans des dialogues virgilesques.*
Ensemble ils sont raphaélesques,
Dans Venise carnavalesque
On les voit danser tout en conviant
La foule un peu funambulesque.
Pierrette
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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