En réponse à Jardin de Maître Zhuang === 庄子之园

abuopie

image de l’auteur

Quand les papillons vont renaître,
Plusieurs se prendront pour le Maître ;
Savoir si c’est un rêve, ou non,
Certains y parviendront, peut-être.*

En étudiant les paramètres
Ils verront bien que pour mieux-être
Il faut trouver un cabanon
En bois puis parler pour transmettre.

Pierrette

*Cochonfucius

Firmament très lointain

blason_yukon_canada

Image d’Herald Dick

Le ciel a pris des tons surréels aujourd’hui ;
Ceux de la météo, peut-être, furent ivres,
Qui à ce tiède hiver n’ont point offert de givre,
Un astre s’est montré, qui, brusquement, a fui.

Le gars de la radio dit que ce n’est pas lui ;
De cette étrangeté, sa conscience il délivre,
Avec ce ciel bizarre, on peut aussi bien vivre,
Je ne crois pas qu’il veuille apporter des ennuis.

Mais si cette planète était à l’agonie ?
Non, cela ne se peut, Claude Allègre le nie ;
Et c’est un érudit, qui a beaucoup appris.

Savoir ce qui, aux cieux, telle couleur assigne,
Peut-être un changement dont ils seraient épris ?
Ou bien, plus simplement, la migration des cygnes.

Cochonfucius

Donal Óg (la réponse du matelot)

Pg 216, On the Sailing Boat, 1818_20.jpg

Toile de Caspar David Friedrich

Le chien n’a point parlé, ni non plus la bécasse.
Tu as rêvé tout ça en marchant dans les bois,
Ou près de la falaise à la blanche paroi ;
Si ce n’est pas un rêve, alors, ça me dépasse.

Tu dis que j’ai promis, que veux-tu que j’y fasse,
On te dit quelque chose et voilà, tu y crois
Comme à ce que prétend ton charpentier en croix.
Ne suis-je pas marin, frère du vent qui passe ?

Si j’avais la nef d’or aux mâts d’argenterie,
Je te la donnerais, tu es la plus jolie ;
Mais je n’ai rien de tel, il faut me pardonner.

Tu dis que je t’ai pris le Dieu de tes prières ;
Est-il Dieu, celui qui, à son heure dernière
Disait : Père, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Cochonfucius

le chant du cygne

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Photographie Elina Brotherus

Quand le fil de ma vie ne m’inspirera plus
Le plaisir quotidien de tracer quelques lignes,
Ou que d’y renoncer j’aurai reçu consigne,
Je songerai encore aux instants révolus.

Les tourments, les plaisirs, voulus et non voulus,
Trace n’en restera que ces milliers de signes.
Hélas, si d’un tel jeu mon chant s’est montré digne,
A bien m’en souvenir me voici résolu.

Puis, on n’est sûr de rien. Dans les mois qui vont suivre,
Qui sait quelles passions nos coeurs nous feront vivre
Et chanter dans nos vers, avec ou sans raison ?

Donc, même lorsqu’il faut terminer une page,
C’est la fin d’une étape, et non pas du voyage :
Car les routes jamais n’atteignent l’horizon.

Cochonfucius

Pensée du vieux porc

cochon-clefs

Image d’Héraldie

Le cochon, semble-t-il, a perdu sa jeunesse,
Mais qu’importe, il réside en son humble maison
Qu’orne un jardin de ville aux belles frondaisons ;
Son âme s’y revêt d’une douce finesse.

Car du destin, jamais il ne crut les promesses ;
Et puis, qu’en ferait-il en sa froide saison ?
Il entre, sur le tard, dans l’âge de raison,
Son coeur se complaisant en sa digne vieillesse.

Son oeuvre se bâtit ainsi, par petits bouts,
Avec nul éditeur il n’a de rendez-vous,
Mais, au fil des longs jours, il gagne en innocence

Peut-être est-ce la fin de toute adversité,
L’épanouissement de la félicité,
La découverte, enfin, de l’art de patience.

Cochonfucius

porc-d-argent

A Cochonfucius

Mirmont

image de l’auteur

Je suis né près d’un porc et depuis ce jour-là
Je n’ai jamais eu froid même au coeur de l’hiver.
Certes la brise nous guette comme un Horla,
Mais mes soirées paisibles je les énumère

Facilement. Le matin je vais par-delà
Les collines et les prairies, les fleurs éphémères
Me saluent. Quand l’une d’elles m’ensorcela
Un jour de vent, je cédai, puis d’un ton amer

Et ferme, je lui déclarai qu’avant l’aurore,
Il fallait que je rentre près du sémaphore
Où mon porc m’attend, l’âme et le coeur en émoi.

Les porcs ont un parfum fort dangereux pour moi
Dès lors je me sens faible et las devant l’effort,
Qu’y puis-je? c’est ainsi, je suis né près d’un porc .

Pierrette

Vagabondage du dragon

abse

image de l’auteur

Un dragon débonnaire au loin s’est envolé
Comme voulant quitter ce monde d’amertume ;
Dans les fiers battements de ses ailes sans plumes,
Nous entendons l’écho d’un cosmos affolé.

Certains ont applaudi quand il a décollé,
Mais lui, sans rien répondre, est parti dans la brume ;
Il s’élève au-dessus des flots chargés d’écume,
D’un étonnant prestige il est auréolé.

On me dit qu’il est né sous une bonne étoile,
Que son portrait jadis fut peint sur une toile,
Dont un grand roi tira des motifs pour son sceau.

Il est trop loin, déjà, je ne vois plus son ombre,
Il va vers le Ponant où le grand soleil sombre ;
Où ne vit aucune âme, où ne va nul vaisseau.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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