
Toile de John Singleton Copley
Marins presque noyés par l’océan qui danse,
Capable d’épuiser les plus vaillants rameurs,
Comme ils ont regretté de n’avoir nul rimeur
Parmi eux pour chanter cette aventure intense !
Sur le sable ils ont pu terminer leurs errances,
S’installer sur le sol, bercés par la rumeur
De l’océan qui peut se montrer endormeur
Au temps où le soleil a perdu sa brillance.
Le sommeil des errants est bercé par les ondes
Parvenant sur les bords de cette mer profonde
Pour apporter aux gens rêves et cauchemars.
Maint dormeur voit en songe une immense baleine,
Ou croit entendre au loin la voix de la sirène,
Ou rêve, avec plaisir, qu’il mange du homard.
